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 Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)

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akasha
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MessageSujet: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Ven 12 Sep - 1:11

Rappel du premier message :

Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...Smile

Texte Akasha



Bonjour les gens
Aujourd'hui vu que personne n'a encore parlé de la chute de votre gouverneMENT, j'aimerai vous donner mon analyse Pour commencer, il n'est pas normale qu'un gouvernement ayant un bilan aussi catastrophique garde la main, et est au centre de la formation du second. En Belgique dans le même cas de figure, c'est les élections anticipées..Aussi comment est-il possible que se soit le ministre sortant avec une cote de popularité aussi médiocre, soit nommé formateur et conserve son poste ? De plus votre président a lui aussi une cote de popularité avoisinant les 15%..Il est donc étonnant de le voir toujours à son poste prenant des responsabilités aussi grande....Il est donc évident qu'il s'agit d'une cabale comprenant deux volets. Premièrement il fallait évincer les éléments "subversifs en les personnes de Montebourg et Hamon. Eux qui ont osé critiqué ouvertement les décisions prisent sur la politique entreprise sur certains dossiers..Dont l'économie justement. Ainsi avons-nous vu proposer de redistribuer 1/3 des économies budgétaires aux familles les plus fragilisées (cf les la classe ouvrière et moyenne). Pour relancer le pouvoir d'achat. Il était aussi question de baisses d'impôts concernant les classes moyennes et populaires. Secundo, Hamon a critiquer la politique sur la réduction des déficits...Deuxièmement,  Il fallait absolument placer Macron, c'est chose faire désormais...Pure produit de la politique atlantiste qui sera parfait pour poursuivre les négociation de la TAFTA (NDLR traité transatlantique). Monsieur Macron est issu des classe du fameux Young leader & French America (promotion 2012). Voilà un parfait technocrate qui pourra travailler en synergie avec l'UE afin de concrétiser le grand dessein étasunien. Il est bien de savoir que c'est déjà se genre d'institution plus où moins officielle qui travaille depuis des décennies à la formation de l'UE ultralibérale en équation avec celle des Etats-Unis...Nous sommes donc dans une logique de continuité ! (pour plus de renseignement sur les Young Leaders and co, consultez se sujet). Ou encore ici sur les pères fondateurs de l'UE avec les américains : Scandale: Gladio, le formatage de l'Europe par les réseaux fascistes et les USA. Bien ! Je poursuis, Donc vous voilà avec Macron sur les bras Wink Je vais vous donner un scoop...Savez-vous qu'il était au Bilderberg 2014 Et voilà que quelques mois plus tard il est judicieusement placé, c'est beau non? Attendez, je n'ai pas fini Very Happy Il a également entrepris ces études chez les jésuites tout comme Valls d'ailleurs..Et d'autres grands responsables de la politique européenne...Je poursuis, savez-vous qui était aussi au Bilderberg de cette année ? Fleur Pellerin !




Qui était de plus de la promotion 2012 des Young Leaders, incroyable non ? Heureusement que je suis là pour tout balancer Ah oui...(j'ai failli oublier, Macron était aussi adoubé d'une autre casquette, Il a également travaillé pour la banque Rothschild. Qui décidément est un véritable vivier de la classe politique internationale !

Pour terminer, je relaterai le jeu de la chaisse musicale, ainsi assistons-nous impuissant au plassement de pantin au servisse atlantiste...Bekasem remplace donc le déchut Hamon, elle pourra ainsi poursuivre sa politique dégueulasse entamer par son ami peillon et leur si cher théorie du genre... Fillippetti à la culture remplacée par Fleur Pellerin...et donc Montebourg évincé par Macron ! Enfin pour complêter le panier de crabe nous trouvons Patrick Kanner (troisième nouveau) et Marisol Touraine qui se partagent les anciennes attributions de Belkacem.

Texte et propos Akasha  I love you  


Je termine par vous proposez quelques liens connexes :

Le Président Hollande est un homme dangereux..

Le président français propose un sommet de la zone euro pour la croissance en Europe

[Exclusif] La France s’est mise en état de servitude volontaire par rapport à l’Allemagne, par Emmanuel Todd (1)


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akasha
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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Mer 12 Juil - 2:29

« Révolution » Macron : ponctionner les retraités et les fonctionnaires pour détaxer les traders

Augmentation de la CSG pour les retraités, gel des salaires et jour de carence pour les fonctionnaires



Lors de sa déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale le 4 juillet dernier, le premier ministre Édouard Philippe a annoncé la suppression des cotisations salariales sur l’assurance maladie et l’assurance chômage. Or, cette suppression sera financée par une hausse de 1,7% de la Contribution Sociale Généralisée (CSG). La CSG est financée par 7,5% des revenus des actifs, 8,2% des revenus de détenteurs de patrimoine, et 6,6 % des pensions des retraités. Cette ponction touchera les pensions des retraités percevant plus de 14 375 euros par an, soit 60% des retraités. Une drôle de manière de remercier une catégorie sociale ayant largement participé à son accession au pouvoir, puisque 74% des retraités auraient voté pour Emmanuel Macron au second tour.

Le 6 juillet dernier, Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, du budget et de la fonction publique, a annoncé le rétablissement pour les fonctionnaires du « jour de carence ». C’est-à-dire, la suppression de la paie pour le premier jour d’absence pour maladie. Il a également confirmé le gel du traitement des fonctionnaires en ces termes :

« Il n’y aura pas d’augmentation de point d’indice pour les agents de la fonction publique. »

Hermès et Jupiter aplatis devant la finance

Toutes les catégories socio-professionnelles ne sont pas à la même enseigne. Dans le même laps de temps en effet, le ministre des finances Bruno Le Maire, qui se comparait au dieu Hermès devant un parterre de financiers new-yorkais, faisait des pieds et des mains pour les inciter à investir et à s’installer en France.

Devant le cercle interrallié le 5 juillet dernier à Paris, il déclarait :

[color:7d59=#ffff99« Parmi les investisseurs étrangers, il y a des salariés qui ont des niveaux de revenus élevés. Or, la taxation de ces revenus est très forte. »]

Faisant ainsi écho au discours de politique générale du premier ministre, dont les mesures annoncées doivent prouver que « nous sommes capables de tenir compte de cette situation pour faire venir des salariés en France ».

En 2013, le gouvernement de François Hollande avait initié la mise en place d’une taxe sur les entreprises non assujetties à la TVA (en grande partie, celles touchant au domaine de la finance). Cette taxe pouvait monter jusqu’à 20% pour les entreprises générant des salaires supérieurs à 153 000 euros brut. Le projet du gouvernement actuel : faire disparaître complètement cette taxe. Objectif : permettre aux banques françaises de payer leurs traders en bonus supplémentaires avec l’argent ainsi économisé. Ceci afin de les rendre compétitives vis-à-vis des banques londoniennes en terme de rémunération des traders …

Les enfants de ceux « qui réussissent » et les enfants de ceux « qui ne sont rien »

Mais les courbettes ne s’arrêtent pas là. C’est une véritable pochette surprise que le gouvernement propose aux financiers des places londonienne et new-yorkaise. Ainsi, en accord avec le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer, Hermès-Le Maire propose, à l’attention des enfants des traders en question,

« un plan de réalisation d’établissements scolaires ou de classes bilingues susceptibles de [les] accueillir ».


Rappelons que cette proposition de petits soins privilégiés pour les enfants de traders intervient dans un contexte où le minimum de salubrité n’est assuré ni par les collectivités ni par l’éducation nationale dans certains établissements scolaires de province ou de banlieue parisienne. Pour paraphraser notre Jupiter-Macron national, il y a les enfants de ceux qui « réussissent » et les enfants de ceux « qui ne sont rien » …

« Impatrié », un statut fiscal valorisé par Macron et Sarkozy

En 2003 fut créé le statut d’impatrié. Il concerne les Français fortunés ne résidant plus sur le territoire, puis décidant de revenir en France. Ce statut favorisant les fortunes décidées à revenir sur le territoire a été favorisé par Nicolas Sarkozy en 2008, puis en 2015 par Macron, alors ministre de l’économie. Selon Marianne, ce statut pourrait être encore plus valorisé en terme de défiscalisation par le gouvernement actuel.

Macron aurait pourtant juré au porte-parole de l’ONG OXFAM, les yeux dans les yeux, qu’il ne supprimerait pas la Taxe sur les Transactions Financières (TTF). Cette taxe que le gouvernement s’apprête à supprimer pour favoriser l’activité spéculative sur le territoire au prétexte de valoriser la croissance, avait rapporté depuis sa création 137 millions d’euros aux caisses de l’État.

Galil Agar

Pour aller plus loin :
Macron est le président de la finance
pas du climat et des pauvres, Adrien Schwyter, Alexandre Naulot, Challenges, 7.7.17

Source : Cercle des Volontaires

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akasha
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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Dim 16 Juil - 4:53

Avec Macron, 3 milliards d’impôts en moins… pour les 3.000 foyers les plus riches ! Par Emmanuel Lévy

Citation :
Très important article d’Emmanuel Lévy

Source : Marianne, Emmanuel Lévy, 11/07/2017


Pour les 0,01% les plus riches du pays, les deux mesures phares d’Emmanuel Macron signifieraient l’exonération de 1 million d’euros d’impôt en moins par ménage. – Jacques Witt/SIPA

Le Président veut accélérer la réforme de la fiscalité de l’épargne et du patrimoine. Ses deux mesures, sur l’ISF et les revenus mobiliers, coûteraient 7 milliards, selon les calculs de l’OFCE… dont près de la moitié serait captée par quelques milliers de foyers fiscaux les plus riches ! Edouard Philippe avance un chiffre inférieur.

Cédant aux pressions conjuguées de ses amis économistes réunis à Aix, des plus libéraux parmi les députés LREM, et de représentants des hauts patrimoines, Emmanuel Macron aurait décidé, le 9 juillet d’enclencher dès 2018 deux réformes de la fiscalité inscrites à son programme : le cantonnement de l’ISF aux seuls biens immobiliers et le prélèvement forfaitaire unique (PFU), une taxe à 30% sur les revenus des valeurs mobilières. La philosophie économique sous-jacente de cette politique est de favoriser les actifs au détriment des inactifs, ce qui explique le basculement des cotisations chômage et maladie des salariés vers la CSG (payée par tous, donc les inactifs), et l’argent qui prend des risques par rapport à celui qui se protège. D’où le traitement privilégié dont bénéficierait l’épargne investie en actions et obligations. Les deux mesures cumulées, si elles étaient complètement implémentées, devraient coûter respectivement 4 milliards d’euros (PFU) et 3 milliards d’euros (ISF).

Nous avons tenté de savoir à qui iraient en priorité ces 7 milliards d’euros. La réponse est sans appel : pour les 0,01% les plus riches du pays, les deux mesures phares d’Emmanuel Macron signifieraient l’exonération de l’ordre de 1 million d’euros d’impôt en moins par ménage.

Le prélèvement forfaitaire unique : 1,3 milliard pour 2 830 ménages

Présenté comme neutre pour les finances publique lors de la campagne, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) devrait coûter au final pas loin de 4 milliards d’euros aux caisses de l’Etat, selon un rapport de l'OFCE, qui vont rester dans les poches de certains contribuables. Pour sa première année de mise en oeuvre en 2018, le premier ministre a opté pour une version allégée à 1,5 milliard d’euros. Pour en mesurer la véritable ampleur, Marianne raisonne sur son application pleine et entière.

Dans la note de l’OFCE on peut ainsi lire que: «seuls les ménages appartenant au dernier centile de niveau de vie, les 1 % les plus aisés, devraient voir leur niveau de vie s’accroître en moyenne de 4 225 euros, soit un gain de pouvoir d’achat de 3,1 %, alors que le gain moyen pour les ménages appartenant aux 9 premiers déciles de niveau de vie serait de 0,3 %, soit un gain moyen par ménage de l’ordre de 55 euros (133 euros en moyenne si l’on ne considère que les bénéficiaires de la réforme).» Mais en réalité la culbute est encore plus intéressante pour les riches parmi les riches, la tête d’épingle de la distribution, c’est à dire les 0,01% des ménages. Dans cette catégorie,un couple avec deux enfants dispose d’un revenu mobilier de 3,4 millions d’euros sur les 6,3 millions d’euros de revenus global annuel. Pour eux, l’économie d’impôts avec le prélèvement forfaitaire unique serait considérable, proche de 450 000 € selon les calculs de Marianne,sur la base des données de l’OFCE. Le gain de pouvoir d’achat pour cette petite famille des très beaux quartiers approcherait les 7 %. De quoi acheter au petit dernier un petit deux pièces dans les plus beaux quartiers de Paris, et ce tous les ans…. A eux seuls, ces 2 830 ménages capteraient plus du tiers des 4 milliards que coûte la réforme, soit 1,3 milliard d’euros. En 2018, cette somme devrait être limité à un demi milliard.

L’ISF : 2 milliards pour 3 400 ménages

Taper sur la rente immobilière! L’idée n’est pas […]

Suite à lire sur Marrianne, Emmanuel Lévy
Vu sur Les Crises

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akasha
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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Lun 24 Juil - 2:05

Obamacron, bonnet blanc et blanc bonnet….



Sommé par les hautes instances internationales (UE et FMI en tête) de faire des « économies », le nouveau et docile gouvernement s’y emploie avec énergie.
Pas question de prendre l’argent là où il est, chez les grosses fortunes ou les multinationales cotées au CAC40, mais plutôt chez la partie de la population la plus faible économiquement ; i.e.« ceux qui ne sont rien ».

Ce sera donc une baisse des APL pour tous, mais la patate chaude sera aussitôt renvoyée au gouvernement précédent :


Les APL subiront «une baisse de 5 euros par mois et par ménage à partir d’octobre suite à l’application d’une réforme d’économie budgétaire décidée sous le quinquennat précédent et pas encore appliquée»

[url= il invitera en revanche Bono et Rihanna à l’Elysée la semaine prochaine]Que nenni répond pourtant aujourd’hui l’ancien ministre du Budget Christian Eckert [/url] :

Le précédent gouvernement n’a « jamais » envisagé une baisse des aides au logement, a affirmé l’ancien ministre chargé du Budget Christian Eckert, dans un entretien au Parisien, contredisant des affirmations du nouvel exécutif.« Nous ne l’avons jamais envisagée. Jamais. Je suis formel. Elle ne nous semblait pas juste », a déclaré M. Eckert interrogé par le quotidien sur cette mesure.

Après la hausse de la CSG, le reniement de la promesse concernant la taxe d’habitation et avant l’attaque finale visant le droit du travail, c’est à un tir nourri qu’est soumise la « France d’en bas » « chère » à Jean-Pierre Raffarin.
Heureusement, Obamacron est fidèle à sa ligne de conduite hyper médiatique d’amis des stars et des caméras.
Si le sort des plus pauvres ne l’intéresse pas, il invitera en revanche Bono et Rihanna à l’Elysée la semaine prochaine.
Symboliquement, c’est succulent.Mais qui sait, inviter ces icônes pop au palais présidentiel est peut être un moyen pour le locataire de l’Elysée de prouver à Shlomo Sand qu’il possède une excellente « culture mondaine » à défaut de solides connaissances religieuses et historiques.

«L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ?», écrit le professeur. «Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain», précise-t-il.

Un inculte élu par des incultes pour reprendre les propos de Michel Onfray :


Pourquoi baptiser l’ex ministre de l’économie du gouvernement François Hollande Obamacron ?
Tout simplement car comme son cousin idéologique d’Outre-Atlantique, le président français a été fabriqué et porté au pouvoir par les médias, comme lui il est l’objet de l’organisation d’un véritable culte de la personnalité, qu’ils sont l’un comme l’autre les grands amis des « people » (ces nomades apatrides qui prennent les pays pour des « hôtels« , merci à Jacques Attali pour sa formule), enfin, ils ont fondé leur communication sur du vent et des effets d’annonces et sont des golems sécrétés par le mondialisme le plus ultra dont ils sont les ardents défenseurs.

Rappelons qu’Obama soutenait le leader d’En Marche ! dans sa course à l’Elysée.
Et que [url=Obama soutenait le leader d’En Marche ! dans sa course à l’Elysée]Jupiter s’inspire ouvertement des méthodes barackiennes pour sa com[/url] :


Flux d’images choisies, communication calculée et souvent maîtrisée -comme lors son coup de téléphone au standard de l’Élysée- mises en scène sportives ou avec des enfants qui se veulent décontractées, Emmanuel Macron fait du Barack Obama, remarque pour BFMTV.com Isabelle Veyrat-Masson, directrice du laboratoire communication et politique du CNRS.

Pour conclure, jetons un coup d’œil (juin 2016) sur le bilan d’Obama en terme de chômage aux USA :


Le Département du Travail Américain (Bureau of Labor Statistics – BLS) rapporte ce vendredi 03 Juin 2016 que 94,708 millions d’américains (âgées de 16 ans et plus) n’étaient ni employés le mois dernier, ni en recherche active d’un emploi sur les quatre dernières semaines.

Focus également sur la pauvreté : Les Etats-Unis, ce pays riche de ses pauvres (octobre 2016) (octobre 2016) :

Récemment, le grand quotidien USA Today publiait une enquête montrant que 7 Américains sur 10 possédaient moins de 1000 dollars d’épargne. Pas de quoi en déduire non plus un état de pauvreté extrême, c’est vrai, d’autant que les Américains (et les Anglo-saxons en général) ont une grande culture du crédit, mais ce petit chiffre montre déjà à quel point un simple revirement de tendance sur les taux d’intérêts, par exemple, pourrait avoir des répercussions catastrophiques sur la capacité des citoyens à compenser leurs pertes en capital.


Là où cela devient plus préoccupant, c’est lorsqu’on liste les nombreux dysfonctionnements socio-économiques de celui qui se veut encore le plus grand pays du monde. Ainsi, la moitié de ceux qui disent posséder moins de 1000 dollars sur un compte d’épargne n’ont en réalité… aucune épargne ! Rien, zéro. Compliqué, dans ces conditions, d’imaginer une quelconque reprise économique quand un tiers de la population n’a tout simplement pas les moyens de soutenir une éventuelle croissance, par la consommation notamment ou encore par l’investissement en capital. D’ailleurs, l’an dernier, l’équivalent de l’Insee aux États-Unis a révélé que 47 millions d’Américains vivaient sous le seuil de pauvreté.

Gageons que le bilan du petit Emmanuel ne sera guère plus reluisant mais qu’il bénéficiera tout autant d’une approche marketing parfaitement étudiée et qu’il sera lui aussi enjolivé par les différentes antennes du ministère de la propagande.

Source : En-Quête-de-Vérité

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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Sam 5 Aoû - 7:41

Rompre avec la France atlantiste ? par Hadrien Desuin

Citation :
Un excellent entretien de Coralie Delaume…

Source : L’Arène nue, Hadrien Desuin, 11-05-2017



Ancien élève de l’École spéciale militaire de St-Cyr, Hadrien Desuin est géopoliticien. Il collabore avec plusieurs journaux (Conflits, Figarovox) dans lesquels il commente l’actualité internationale. Il vient de publier La France Atlantiste (Le Cerf, avril 2017), un essai à la fois synthétique et complet qui dresse un bilan sévère de la diplomatie sous Nicolas Sarkozy et sous François Hollande. Il y revient aujourd’hui dans L’arène nue.

Dans votre livre, vous décrivez une diplomatie phagocytée, sous Sarkozy puis sous Hollande, par les « néo-conservateurs français », œuvrant avant toute chose à solder l’héritage du “gaullo-mitterrandisme”. Pouvez-vous expliquer brièvement qui ils sont et quelle est leur vision du monde?


Les néo-conservateurs français assument rarement cette appellation. Certains sont sortis du bois après le refus de la France de participer à l’expédition américaine en Irak. Autour du cercle de l’Oratoire et de la revue Le meilleur des mondes d’abord. Aujourd’hui leurs bastions se résument à la FRS (Fondation pour la Recherche Stratégique), Terra Nova et la revue La règle du jeu dirigée par BHL.

Dans l’intervalle, ils ont remporté la bataille des idées, profitant de la rupture annoncée par Nicolas Sarkozy en 2007. Défaits en 2003 sur la question irakienne, les néo-conservateurs sortent grands vainqueurs de la décennie qui suit. Par ailleurs, les printemps arabes ont beaucoup aidé à renouveler l’idée d’imposer par les armes un grand Moyen-Orient démocratique. Notamment au Parti Socialiste.Comme aux Etats-Unis, les néo-cons sont d’anciens trotskistes ou maoïstes qui ont dénoncé le dévoiement du communisme par l’Union Soviétique pendant la Guerre froide.

Après la tragédie du Vietnam, ils se sont ralliés à la bannière américaine comme étendard de la liberté. Ils veulent répandre la démocratie dans le monde, (c’est ce qu’on a appelé le “nation building”) et lutter à la fois contre le djihadisme et la restauration de la puissance russe. Ce sont des wilsoniens qui font la chasse aux Etats-voyous dans les banlieues insoumises de l’Amérique-monde. En France, ils ont démarré dans l’associatif comme Médecins Sans Frontières et Médecins du Monde ou dans les cénacles d’intellectuels libéraux.

Après la chute du mur de Berlin, la jonction se fait avec la droite atlantiste et l’appareil militaire, sommé d’appliquer “la guerre humanitaire”. Ce sera une suite ininterrompue de fiasco stratégiques : Somalie, Bosnie, Kosovo, Afghanistan, Irak…D’autres, plus modérés, tentent même de récupérer le label “gaullo-mitterrandien” grâce à une interprétation alambiquée du terme. Selon eux, de Gaulle aurait toujours été fidèle à l’alliance atlantique.

Puis Mitterrand aurait achevé dès les années 80 la normalisation de la diplomatie française. Un retour à l’alignement de la IVème République. C’est en partie vrai mais globalement faux. Certes de Gaulle commence sa présidence par une tentative de relance trilatérale avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni. C’est pourquoi il accélère la décolonisation. Mais il est déçu, notamment par Lyndon Johnson qui succède à Kennedy après sa mort.

Son rapprochement avec l’Allemagne échoue aussi en 1963. Ce sont ensuite six ans de tensions très fortes avec l’Amérique et de rapprochement avec les non-alignés voire même l’URSS et ses satellites. La période 1963-1969 est sciemment occultée par les atlantistes.

Ces atlantistes hexagonaux sont-ils si influents que cela ? Emmanuel Macron a-t-il des liens avec certains d’entre eux qui pourraient donner des indices quant à ses futurs choix diplomatiques ?

Dans un entretien à Mediapart, Emmanuel Macron a révélé beaucoup écouter François Delattre, ancien directeur de cabinet adjoint de Dominique de Villepin. Actuel représentant de la France à l’ONU, il pourrait donner cette touche gaullo-mitterrandienne s’il était nommé conseiller diplomatique du Président. Tandis que Gérard Araud, un temps pressenti, est lui un ultra atlantiste décomplexé. L’entourage diplomatique de Macron se compose également d’Aurélien Lechevallier, un de ses amis rencontré à Sciences Po et devenu diplomate avant de pantoufler à la mairie de Paris pendant la campagne. En tant que conseiller diplomatique du candidat, il a prévenu que suite aux MacronLeaks, la réponse d’Emmanuel Macron à Vladimir Poutine serait extrêmement ferme. La relation franco-russe pourrait donc rester glaciale.Le futur Président revendique le fameux héritage “gaullo-mitterrandien”, expression popularisée par Hubert Védrine mais qui signifie surtout une forme de transition historique entre le gaullisme d’hier et l’atlantisme d’aujourd’hui. Les atlantistes enragés comme Bruno Tertrais ou Nicolas Tenzer ont ouvertement milité pour la candidature Macron.

Pour eux l’ONU n’est pas assez efficace et oblige à discuter avec les russes. Ils préfèrent donc l’OTAN. Il y a peut-être une volonté chez Emmanuel Macron de revenir aux fondamentaux de la diplomatie française post-gaullienne. En finir avec ce que j’appelle “l’hyper-atlantisme”, c’est-à-dire cette manie qu’a eu la France sous Obama de profiter de sa prudence stratégique et de ses réserves pour partir à l’aventure et essayer de devancer Washington dans une forme de surenchère émotionnelle, humanitaire et militaire.

En particulier en Libye et en Syrie. D’autant plus que la nouvelle administration Trump, plus imprévisible, moins présentable et assez belliqueuse, gêne les partisans de l’atlantisme à outrance. Donald Trump a peiné à masquer son soutien à Marine Le Pen. La diplomatie Macron va sans doute relancer le discours sur l’Europe de la Défense. Une impasse puisque ni les Britanniques ni les Allemands n’en veulent. Pour eux, comme pour les néo-conservateurs français, l’OTAN est la référence de tout.

Vous rappelez que pour le général de Gaulle, « le rôle historique de la France était de réconcilier la Russie avec l’Europe, voire l’Amérique ». Selon vous par ailleurs, « ce que la France a sans doute de meilleur à apporter au monde, c’est la résistance à l’hégémonie ». Mais nous ne sommes plus en période de Guerre froide. Est-il encore temps de jouer aux non-alignés ?

Êtes-vous bien sûr de ne plus être en Guerre froide ? La chasse aux espions russes ramène parfois certains observateurs hexagonaux à une atmosphère quasi McCartyste. On voit des agents du Kremlin partout, les théories du complot fleurissent comme au printemps. On prend vraiment le FSB pour un service de pieds nickelés et d’amateurs.

Soyons sérieux : bien sûr que le rôle de la France est de ramener la Russie dans le concert européen. De Gaulle parlait de la Russie et non pas de l’URSS car il anticipait déjà sa chute et se souvenait d’où elle venait. Nous devrions regarder la Russie avec ce même souci historique et géographique. La France, grande puissance moyenne de l’Ouest européen, a naturellement besoin de réintégrer la Russie en Europe pour contrebalancer le poids de plus en plus lourd de l’Allemagne. Nous sommes en guerre contre le djihadisme mais nous sommes aussi en guerre économique. Le refus de l’hégémonie, c’est le refus de voir s’installer dans le monde et en Europe une puissance qui dominerait toutes les autres. Et qui la dominerait mal de surcroît.

Il suffit de regarder un tant soit peu l’Amérique pour comprendre qu’elle ne peut être un modèle pour le monde. La culture française, celle qui a inventé l’art de la diplomatie réaliste avec Richelieu et Mazarin, celle qui a brillamment participé au congrès de Vienne de 1814-1815, doit jouer son rôle. Un rôle de grande embêteuse du monde comme disait Giraudoux, mais aussi un rôle de médiateur et de garant des grands équilibres du monde. Elle n’a pas à jouer les petits soldats des droits de l’Homme à travers la planète. Il suffit de regarder comment a terminé Bonaparte.

Vous semblez rejoindre le spécialiste de la Russie Jean-Robert Raviot, qui expliquait ici-même que selon lui, la Russie ne poursuivait nullement d’ambition impériale à l’Est. Mais alors que veut-elle, notamment en Ukraine ?

Vous avez raison de citer les fructueuses analyses de Jean-Robert Raviot. Cela étant, François Hollande lui même disait que la Russie de Poutine était une force conservatrice et stabilisatrice plutôt qu’un danger: “D’une certaine façon, c’est vrai, la Russie n’est pas une puissance agressive. C’est un pays qui est pour le statu quo, pour le maintien des régimes, y compris les plus dictatoriaux lorsque ça peut être un élément de stabilité, mais il ne menace pas notre propre sécurité.” confiait-il à Gérard Davet et Fabrice Lhomme (Un président ne devrait pas dire çà). La menace russe est surtout un chiffon rouge qui fait le bonheur des grands titres des journaux.

La Russie tente depuis trente ans de sauver les meubles de son ancien empire soviétique. Empire qui datait de plus loin que l’URSS. La Crimée avait été annexée par Catherine II. Poutine a réagi avec beaucoup de modération en Ukraine tandis que Kiev s’enfermait dans une surenchère nationaliste. Poutine s’est gardé d’annexer le Donbass, de le renforcer militairement afin de pousser son avantage vers Marioupol et pourquoi pas Odessa. L’annexion de la Crimée doit beaucoup à la population russe de la presqu’île, à l’interdiction votée par la Rada de la langue russe dans les rapports sociaux et bien sûr à sa position stratégique pour la flotte de Sébastopol. Il était impensable pour Moscou d’abandonner la Crimée et donc la mer Noire au régime de Kiev. Poutine cherche actuellement à profiter de sa position dans le Donbass pour faire revenir Kiev à la raison. L’hypothèque stratégique saisie à Donetsk et Lougansk agit comme un garde-fou contre l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN et donc à l’Union Européenne. Sans l’Ukraine, la Russie cesse d’être un Empire, chose qui reste pourtant indispensable.

Il est tout aussi important pour l’indépendance de la France de se tourner vers le Sud que de regarder vers l’Est. Vous déplorez pourtant l’état de ce qui fut jadis « la politique arabe de la France » et expliquez que celle-ci est désormais écrite depuis Riyad. Comment faire pour sortir notre pays de sa dépendance, commerciale notamment, vis-à-vis de l’Arabie Saoudite et plus globalement des pétromonarchies ?

C’est une chose de vendre des matériels, c’en est une autre d’aligner sa politique arabe sur la diplomatie saoudienne. Quand on regarde précisément la nature des contrats et les résultats obtenus par d’autres nations industrielles, on n’observe pas une telle symétrie. Les pays du Golfe sont des clients très exigeants et de redoutables négociateurs. Ils cherchent des matériels performants avant tout. Le problème est qu’ils ont une culture du cadeau. Cela infuse dans toute la classe politique française, comme l’ont bien montré Christian Chesnot et Georges Malbrunot. Le complexe militaro-industriel français a cruellement besoin de ces commandes. Ce qui passe par une commande nationale conséquente. La course à l’export ne doit pas perdre de vue l’intérêt national. Mieux vaut perdre un contrat que perdre son âme auprès de missionnaires du wahhabisme.

La politique arabe de la France jusqu’à Jacques Chirac s’adressait à tous les pays du Moyen-Orient, pas seulement à quelques monarques enrichis. La France a retiré son ambassade à Damas et s’est exclue toute seule du Levant. L’Iran nous fait payer cet alignement sur Riyad. Or, on ne peut pas peser sur le règlement du conflit israélo-palestinien en défendant la position des pétromonarchies. Lesquelles sont favorables au statu quo avec Israël. Face à la montée de l’islamisme, il faudrait que la France soutienne davantage les partisans d’un Etat séculier en lutte contre l’influence des Frères musulmans.

Donald Trump, que tout le monde attendait dans le rôle du « républicain isolationniste » a décidé des frappes sur la Syrie en avril. Que s’est-il passé ? Selon vous, où va la diplomatie américaine à ce stade et comment la France devrait-elle se positionner par rapport aux Etats-Unis de Trump ?

Personnellement, j’avais alerté dès le printemps 2016 sur le fait que Trump ne serait pas isolationniste. Tout dans la psychologie du personnage indiquait le contraire. L’histoire américaine depuis 1945 en dit long également. L’isolationnisme n’est plus une option pour l’Amérique depuis Pearl Harbour. Par ailleurs si l’on observe les changements progressifs dans l’entourage de campagne puis à la Maison-Blanche, on voit bien que les faucons du parti républicain ont peu à peu repris la main. Le général Mattis, le général Mc Master, Reince Priebus, Mike Pompeo, Jared Kushner sont désormais aux commandes. La diabolisation de Trump passait par son rattachement voire sa soumission supposée à Vladimir Poutine. Ce qui était grotesque. Donald Trump a passé toute sa campagne à déclarer qu’Obama avait été trop faible face à l’Iran mais aussi face à la Russie. S’il disait que l’OTAN étais obsolète, c’était aussi pour dire que les européens devaient davantage financer leur défense américaine.

Face à Donald Trump, la France doit retrouver sa posture de 2003, une alliance avec l’Allemagne, la Russie et la Chine pour imposer à l’Amérique une gestion multipolaire du monde: un concert mondial des nations.
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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Dim 6 Aoû - 8:56

La Chute de Macron dans les sondages, d’une ampleur quasi inédite sous la Vè



Deux mois après son arrivée aux affaires, Emmanuel Macron accuse une chute de popularité quasi inédite sous la Ve République, signe d’un profond hiatus entre la communication présidentielle et la « politique d’austérité » conduite par l’exécutif, analyse le politologue Jérôme Fourquet, de l’Ifop.

Q. Les enquêtes se suivent et se ressemblent, dix points de moins selon l’Ifop, huit selon Harris Interactive, sept selon YouGov, cinq selon Elabe…


R. C’est une baisse inégalée lors du premier été d’un mandat présidentiel sous toute la Ve République. A une exception près, celle de Jacques Chirac, élu en 1995 sur la réduction de la fracture sociale et qui avait annoncé un tour de vis sur la Sécu considéré comme un reniement de ses promesses électorales. Emmanuel Macron était à 54% d’opinions favorables en juillet quand François Hollande était à 56% en juillet 2012 et Nicolas Sarkozy à 66% en 2007. La chute de popularité de Hollande était intervenue très rapidement mais avait été plus lente. Quant à Nicolas Sarkozy, il marchait toujours sur l’eau à la même période de son mandat.

Q. Comment expliquer ce soudain dévissage ?

R. C’est la résultante de mécontentements et de griefs divers qui émanent de catégories de la population très différentes. La baisse est particulièrement marquée dans la fonction publique, 18 points contre 10 en moyenne. Elle témoigne ici d’un mécontentement catégoriel et salarial : gel du point d’indice, retour du jour de carence vécu comme une mesure vexatoire, coupes budgétaires… Le deuxième foyer de mécontentement important, ce sont les retraités qui s’inquiètent vivement de la hausse annoncée de la CSG. Les critiques portent aussi sur l’attitude d’Emmanuel Macron à l’égard du général de Villiers. Beaucoup y voient un excès d’autoritarisme conjugué au reniement de la parole donnée sur le budget de la défense. A cela, s’ajoutent, plutôt dans l’électorat de gauche, des critiques sur la réception en grande pompe à Paris de Vladimir Poutine et Donald Trump. D’une manière générale, Emmanuel Macron sort de l’état de grâce pour rentrer dans l’atmosphère et assumer le coût politique de ses arbitrages.

C’est très clair sur un sujet phare de sa campagne, la suppression de la taxe d’habitation. A la suite du discours de politique générale d’Edouard Philippe, le trouble s’est installé parmi les électeurs les plus modestes qui pourraient en bénéficier mais ont compris qu’elle ne serait finalement appliquée que progressivement. Quant aux catégories les plus aisées, elles redoutent d’être une nouvelle fois les dindons de la farce et de payer pour tous les autres.

Q. Un clair avertissement pour l’avenir ?

R. Dans une partie de l’opinion commence à s’installer le sentiment d’avoir affaire à un grand séducteur et un communicant hors pair mais dont la communication hyper hollywoodienne et léchée est un instrument au service d’une politique d’austérité. Précisons que notre sondage a été réalisé avant l’annonce d’une baisse de cinq euros mensuels des APL et le coup de rabot de 300 millions d’euros pour les collectivités locales. Les Français mécontents ont l’impression qu’Emmanuel Macron poursuit exactement la politique antérieure, ce qui est d’autant plus paradoxal qu’il n’a de cesse de vouloir se démarquer des erreurs de son prédécesseur et entend incarner une « nouvelle politique ». Or c’est dans les premiers mois du mandat présidentiel que se figent l’image et la grille de lecture des Français. Et une fois que le pli est pris, il est très difficile de le défaire. Le risque qui guette aujourd’hui le président, c’est que les Français passent progressivement du « il est brillant et réussit tout ce qu’il entreprend » à « en fait, tout ça, c’est de la com' ».

Source : LCP

Sondage YouGov : Effondrement de la popularité de Macron, à 36% d’opinions favorables



Par rapport à juillet, Emmanuel Macron passe de 43 à 36% d’opinions favorables (-Cool tandis les opinions défavorables passent de 36 à 49% (+13).

description Cliquez sur l'image pour avir sa taille réelle

Source : Sondage via Yougov
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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Mer 9 Aoû - 19:28

Ère Macron ; En marche vers le 19è siècle.



Ère Macron ; En marche vers le 19è siècle, le temps béni où les travailleurs n'avaient aucun droit.

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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Mar 22 Aoû - 2:15

De Pompidou à Macron, le système Rothschild tire toujours profit de la dette publique...



Depuis la loi de 1973, dite « loi Rothschild », du nom de la banque dont était issu l’ancien président de la République, Georges Pompidou, l’État est obligé de passer par le système des banques privées pour financer son endettement.

Aujourd’hui, Emmanuel Macron, issu lui aussi de la banque Rothschild, ne compte pas bien sûr remettre en cause cette loi, préférant faire des coupes sombres dans les budgets sociaux pour réduire le déficit de l’Etat…

[color=#ffffff]Depuis la loi de 1973, le Trésor public ne peut plus présenter ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. En clair, l’État est condamné à se financer par des emprunts, contre intérêts auprès de banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la Banque de France.


Comment en est-on arrivé là ? En 1973, après de 30 années de création monétaire, l'économie française était remise à flot. Dans l’esprit de l’ancien président de la République, Georges Pompidou, et des hauts fonctionnaires qui l’entouraient à l’époque, la France était désormais reconstruite suite aux destructions de la deuxième guerre mondiale.

Il semblait donc plus aussi nécessaire de laisser persister des mécanismes qui s'étaient avérés bénéfiques pour le financement de dépenses d’investissements structurels, d'autant plus que ces mécanismes de création monétaire avaient été souvent utilisés pour financer le fonctionnement courant de l'Etat.

Il s’agissait avant tout d'instituer un garde-fou afin de préserver le pays de l’inflation et des dévaluations de la monnaie en s'imposant une discipline budgétaire. Il apparut souhaitable à la fois d'encadrer les dérives potentielles de l'Etat et de sortir d'une ère d'économie administrée en établissant un autre système de financement.

Mais le problème, c’est que ces bonnes intentions finirent par faire le jeu du monde de la finance qui a vite vu l’intérêt qu’il pouvait retirer d’un système par lequel l’État devait obligatoirement passer pour emprunter. De ce point de vue, la loi de 1973 fut également le fruit d'un habile lobbying bancaire visant à neutraliser tous ceux qui étaient favorables au système en vigueur jusqu'ici.

Cette loi a été abrogée en 1994 mais étendue et confortée au niveau de l’Union européenne par les traités de Maastricht (à compter du 1er novembre 1993, article 104) et Lisbonne (à compter du 1er décembre 2009, article 123) que la France doit naturellement appliquer à la lettre depuis cette date.

Les critiques de la loi de 1973

Contrairement à ce qu’escomptaient les initiateurs de la loi de 1973, l’endettement public non seulement s’est poursuivi mais a augmenté considérablement, l’État étant progressivement devenu l’otage d’un système financier privé.


On le voit aujourd’hui en France mais aussi en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne, en Italie, ce ne sont plus les états qui gouvernent mais la « troïka » (Union européenne, Fond monétaire international et Banque centrale européenne) qui resserre toujours davantage son emprise financière sur les pays, notamment du Sud de l’Europe.

La critique de cette loi a notamment été porté par Étienne Chouard qui a préfacé le livre de l'essayiste altermondialiste André-Jacques Holbecq « La dette publique, une affaire rentable », publié en 2008.

Le webdocumentaire « L'Argent Dette » sur la création monétaire en 2008), de Paul Grignon, fustige le fait que les États empruntent de l'argent et payent des intérêts, alors qu'ils pourraient créer l'argent directement. Diffusé en streaming sur le web et en DVD, il nous montre à l'aide d'animations et d'explications claires la façon dont est créé l'argent. Et contrairement à ce que l'on peut croire, la monnaie créée par l'État ne représente que 5% de l'argent en circulation contre 95% créée par quelqu'un signant une reconnaissance de dette à une banque.
Gabriel Galand et Alain Grandjean, membres de l'association « Chômage et Monnaie », créée en 1992, ont dénoncé eux aussi cette loi dans un livre de 1996, " La monnaie dévoilée ", aux Editions L'Harmattan.

Dans le documentaire franco-allemand d'Arte, « La dette, une spirale infernale ? », le pouvoir des banques de créer de l'argent à partir de rien, contre une promesse de remboursement y est critiqué également par le regretté Bernard Maris qui expliquait notamment : « L'argent, qui était devenu un bien public - c'est-à-dire que l'État gérait la création monétaire - est redevenu un bien privé, créé par les banques, de grandes puissances autonomes, dans les années 1970, et après ça n'a fait que s'amplifier ».

C'était aussi l'avis de Michel Rocard qui estimait que cette loi a « interdit à l’État de se financer sans intérêt auprès de la banque de France » et l'a obligé à « aller se financer sur le marché financier privé à 4 ou 5 % ».

Dans son livre « L'Arnaque du siècle » de 2012, Nicolas Dupont-Aignan écrit « Comment pouvons-nous accepter d'avoir transféré la création monétaire au secteur privé, c'est-à-dire aux banques privées ? […] Est-il normal, pour construire une autoroute, pour financer le haut débit, d'emprunter à 3 % à des banques ou par des obligations alors que la banque centrale publique prête à 1 % ? […] Alors même que l'on pourrait, comme la France l'a fait jusqu'en 73 […] financer à un taux abordable nos équipements publics ? ».

Des critiques, comme Emmanuel Todd, vont jusqu'à considérer que la dette est illégitime et ne doit pas être remboursée.

Des chiffres méprisés par Emmanuel Macron

Si les taux d’intérêt ont fortement diminué ces dernières années, s'établissant à moins de 1% en moyenne ou même négatifs à certaines périodes de l'année depuis 2012, ils ont été très élevés par le passé.


Dans les années 80, le taux d’intérêt moyen à 10 ans était de 11,9%, dans les années 90 de 6,3%, dans les années 2000 de 3,9%. En 2011, les taux d'intérêt à dix ans notamment sur les emprunts d'Etat de la Grèce ont atteint des niveaux record, jusqu'à 17,68 % ! La tension sur la Grèce a poussé à la hausse les taux des autres pays fragiles de la zone euro : les rendements à dix ans de l'Irlande ont atteint
jusqu’à 11,31 % et ceux du Portugal 10,46 %.

En 1978, la dette publique de la France représentait 72,8 milliards € et 21,2% du PIB.

En 1988 : 302,8 milliards € et 33,3% du PIB.

En 1998 : 787,4 milliards € et 59,6% du PIB.

En 2005 : 1147,6 milliards € et 66,8% du PIB. La charge de la dette (paiement des intérêts seuls) se montait à 47,4 milliards d'euros, soit la

presque totalité de l'impôt sur le revenu payé par les Français. Cette charge était le deuxième poste budgétaire de l'État français, après celui de l'Éducation nationale et avant celui de la Défense.

En 2007 : 1211,6 milliards € et 64,2 % du PIB. La charge des intérêts se montait à plus de 50 milliards d'euros, soit l'équivalent du déficit public.

Fin 2013 : 1 925,3 milliards d'euros, soit 93,5 % du PIB.

A la fin du 1er semestre 2014, la dette a dépassé officiellement les 2 000 milliards €.

Fin 2015, lorsque Emmanuel Macron était encore ministre de l’Economie, de l’industrie et du Numérique, la dette est montée à 2 098 milliards € !

Fin juillet 2017, la dette s’élevait à 2 226 milliards € (soir 35 441 € par habitant et 70 882 € par ménage)


Un calcul précis révèle en outre que de 1980 à 2008, la dette a augmenté de 1 088 milliards €, les intérêts payés se montant à 1306 milliards € ! Sans les intérêts encaissés par les financiers privés, la dette publique française se serait élevée, fin 2008, à 21,4 milliards € au lieu de 1 327 milliards € !

Une situation dramatique qui s’est encore aggravée depuis la crise de 2008 où, en volant au secours des institutions financières, l’État est également devenu le fournisseur en premier ressort de ces mêmes institutions qui lui reprochent son endettement et lui appliquent en conséquence des taux usuraires.

Aujourd’hui, Emmanuel Macron occulte systématiquement le problème du financement de la dette publique par des organismes bancaires privés à l’image des « éminents journalistes » que sont les Apathie, Barbier, Calvi, Demorand, Joffrin, Lechypre, Lenglet, Pernaut, Pujadas qui préfèrent parler de « l’insupportable fardeau de la dette », « la France en faillite », « les nécessaires sacrifices à faire », « la nécessité de ne pas vivre au-dessus de nos moyens » etc.

C’est ainsi que s’imposent dans l’opinion françaises et européenne des vérités apparentes qui confortent l'inéluctabilité de l’austérité et la remise en cause le système des créanciers privés pour financer l’endettement des états…

https://reformeraujourdhui.blogspot.be/

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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Mer 27 Sep - 23:50

« Macron représente le bloc bourgeois » – Entretien avec Romaric Godin, par Lenny Benbara pour LVSL

Source : LVSL, Lenny Benbara, 05-09-2017



Romaric Godin est journaliste économique. Ancien rédacteur en chef adjoint à La Tribune, où il avait notamment suivi la crise grecque et l’actualité européenne en général, il travaille depuis peu à Mediapart. Nous avons voulu l’interroger sur sa pratique du journalisme, sur la vulgarisation de l’économie, et sur l’analyse qu’il fait du moment politique actuel.

1) Depuis deux ans, vos articles ont rencontré beaucoup de succès. Alors on se demande comment est-ce que vous travaillez, quelles sont les sources avec lesquelles vous travaillez le plus ? Combien de temps cela vous prend pour préparer un papier ?

Tout dépend du sujet et de l’actualité. Les sources dépendent évidemment de cela, il n’y a pas de règles sur ce point-là. Néanmoins, j’essaie de ne pas rester uniquement sur de l’actualité brute mais de creuser les sujets. Quand il y a un peu moins d’actualité, je prends le temps de travailler des thèmes qui sont dans l’air en lisant des études et des livres que je réutilise ensuite. Je me réfère souvent aux travaux des économistes en fonction des sujets sur lesquelles ils travaillent, y compris des économistes de banques. Ils apportent des connaissances techniques importantes, même si c’est un métier qui a évidemment des faiblesses. Par exemple, je pense qu’ils comprennent bien les réactions des marchés, ce qui ne veut pas dire qu’on doit valider les réactions des marchés, mais il faut savoir les anticiper et les comprendre. Tous les économistes ne sont pas des affreux et parfois ils ont des points de vue critiques même s’ils sont intégrés dans le système financier. Ceci dit, aujourd’hui, j’écris désormais moins d’articles que lorsque je travaillais à La Tribune, j’ai donc plus de temps pour préparer mes articles qui portent à présent essentiellement sur l’économie française.

2) Vos articles ont rendu accessibles un certain nombre de problématiques contemporaines de l’économie, notamment au niveau européen. La vulgarisation de l’économie est-elle un enjeu important pour vous ?

Je pense que c’est fondamental et j’y crois beaucoup. Les enjeux économiques sont premiers dans les décisions politiques. Le cœur des décisions est là. Si on ne comprend pas comment fonctionne le système économique – ou si l’on n’essaie pas de le comprendre – on risque de n’avoir que des discussions de comptoir, par exemple sur la fiscalité ou les dépenses publiques. C’est valable pour les électeurs, et c’est valable pour les politiques. Quand on entend les politiques discuter de ces sujets-là on est souvent assez inquiet parce qu’on voit qu’on va toujours à la facilité qui est offerte par la pensée économique dominante, sous prétexte que celle-ci a l’apparence du bon sens. J’entends par là la pensée néolibérale (le terme a été validé par le FMI lui-même) qui repose sur l’idée que tout se limite au comportement d’un agent économique de base. Conséquence : l’État doit se comporter comme une entreprise, qui doit se comporter comme un ménage, qui doit se comporter comme un individu. A la fin, c’est l’État qui doit se comporter comme un individu. Cela conduit à des discours comme ceux de Bruno Le Maire qui explique, lorsqu’il entre en fonction, qu’il souhaite que l’État ne dépense pas plus que ce qu’il ne gagne comme tout bon ménage qui se respecte. C’est une absurdité sur le plan économique, cela n’a aucun sens, mais cela a l’apparence du bon sens.

Il est donc extrêmement important qu’on ait des citoyens avec une bonne culture économique afin de bien choisir nos dirigeants et que ceux-ci aient des programmes économiques qui répondent aux vrais enjeux. Cela veut dire qu’il faut qu’on ait des citoyens qui comprennent les processus et les mécanismes économiques pour décrypter les grands enjeux du débat. Sans cela, on ne peut construire de point de vue éclairé. Ce travail de vulgarisation n’est pas assez fait.

Personnellement, je pense qu’il faut utiliser l’actualité pour décrypter les enjeux. Il ne s’agit pas de faire de la pédagogie, terme tellement chéri par les libéraux, qui infantilise les citoyens en voulant les amener à une destination qui est déjà définie. Il est frappant de voir que ce langage de la pédagogie est aussi présent dans la bouche de nos dirigeants, alors qu’ils ne parlent jamais d’éducation. La pédagogie est fondamentalement antidémocratique, je rappelle qu’en grec cela veut dire « conduire l’enfant ». J’oppose à cette pédagogie le fait de faire de l’éducation qui est la base de la démocratie. C’est ce qui permet de redonner du sens à la démocratie. Par exemple, à la question « Comment se fait la création monétaire ? », 90% des gens pensent que la banque centrale imprime réellement des billets qu’elle distribue ensuite. En réalité, la création monétaire est effectuée par les banques commerciales via le crédit, ce qui est fondamental. Pensez à Jean-Michel Aphatie qui tweete en 2014 qu’il n’y a « plus de sous ». Qu’est-ce que cela veut dire ? Absolument rien. En réalité, on ne peut pas dire qu’il n’y a plus de sous quand on trouve des « sous » dans une nuit pour renflouer les banques, comme en 2008. En revanche, on peut faire le choix politique de ne pas financer le système de santé et le système d’éducation pour financer autre chose. C’est un choix politique, mais on ne peut pas se cacher derrière la pseudo-évidence du « il n’y a pas de sous ».



A partir du moment où on choisit de ne pas dire ce que dit tout le monde, c’est-à-dire de ne pas penser comme la majorité de ses confrères journalistes et de se poser des questions qu’ils ne jugent pas légitime de se poser, on s’expose à être dans une forme de minorité. Il faut assumer ces choix, même si c’est plus difficile. Nécessairement, il y a moins de médias ouverts à ces formes de pensées différentes parce qu’elles sont minoritaires. Cela ne veut pas dire que le paysage médiatique est un désert absolu, loin de là et il y a des endroits où on peut avoir la parole.

Je pense que le problème des voix discordantes c’est précisément qu’elles sont minoritaires, y compris dans le public. Je ne suis pas sûr qu’une demande forte de voix discordantes existe. Mais ceci ne saurait justifier ni la violence qui s’exerce contre certaines voix dissonantes, ni l’absence de débat et d’ouverture dans certains grands médias, notamment audiovisuels.

Lire la suite de l’interview ici

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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Mar 12 Déc - 11:21

Comment Macron nous entube : ISF, Flate Taxe, APL…







ISF, YACHTS, LINGOTS D'OR : COMMENT MACRON NOUS ENFUME ? - Le Bon Sens

À partir du mardi 17 octobre 2017 est examiné à l'Assemblée nationale le projet de loi de finances pour 2018 (PLF). Ce budget contient une mesure phare : la suppression de l'impôt sur la fortune, censée permettre aux riches d'investir en France. En réalité, il s'agit juste d'un gros cadeau fiscal aux ultrariches qui n'apportera rien aux Français mais qui leur coûtera 3,2 milliards d'euros. Et pour faire passer la pilule, Macron a trouvé le truc : focaliser l'attention sur une taxe sur les yachts, lingots d'or, voitures de luxes et autres biens qui dénotent d'une «richesse ostentatoire». Mais nous ne sommes pas dupes !


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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Jeu 14 Déc - 1:38

Quelle page voulez-vous tourner, M. Macron ?



Mais qu’est-ce que cette manie qu’ont les présidents français post-indépendance algérienne de vouloir déambuler dans les rues d’Alger ou d’autres villes algériennes lors de leurs déplacements officiels ? Veulent-ils tous revivre l’épopée de Napoléon III découvrant, au 19e siècle, son « royaume arabe » ? Sont-ils tous des nostalgiques des bains de foules du général De Gaule qui, en 1958, prononça les célèbres « Je vous ai compris ! » ou, pire encore, « Vive l’Algérie française ! » ? Ou bien aiment-ils tant les « youyous » et les confettis tombant par poignées des balcons ?

A-t-on déjà vu un président algérien paradant sur les Champs-Élysées, acclamé par une foule française lui souhaitant la bienvenue ?

Le président Macron n’a donc pas dérogé à la règle lors de son récent et court voyage à Alger, histoire de pérenniser ce qui est désormais devenu une tradition franco-algérienne, malheureusement unilatérale. Youyous, confettis et bain de foule étaient bien évidemment au rendez-vous de ce mercredi 6 décembre, ensoleillé pour l’occasion.

Il alla spontanément à la rencontre de cette population algéroise. Quelques enfants facétieux, hauts comme trois pommes, lui servirent un « One, two, three, viva l’Algérie ». Un adulte lui souhaita la bienvenue en précisant « nous sommes un seul peuple, le peuple français et le peuple algérien ». Tiens donc, des vestiges de la période coloniale ? Ce monsieur aurait-il lu la déclaration de l’écrivain Boualem Sansal [1] « L’Algérie, c’est la France, et la France, c’est l’Algérie ! » ?





Quelle page voulez-vous tourner, M. Macron ?

13 Déc 2017 Ahmed Bensaada

Mais qu’est-ce que cette manie qu’ont les présidents français post-indépendance algérienne de vouloir déambuler dans les rues d’Alger ou d’autres villes algériennes lors de leurs déplacements officiels ? Veulent-ils tous revivre l’épopée de Napoléon III découvrant, au 19e siècle, son « royaume arabe » ? Sont-ils tous des nostalgiques des bains de foules du général De Gaule qui, en 1958, prononça les célèbres « Je vous ai compris ! » ou, pire encore, « Vive l’Algérie française ! » ? Ou bien aiment-ils tant les « youyous » et les confettis tombant par poignées des balcons ?

A-t-on déjà vu un président algérien paradant sur les Champs-Élysées, acclamé par une foule française lui souhaitant la bienvenue ?

Le président Macron n’a donc pas dérogé à la règle lors de son récent et court voyage à Alger, histoire de pérenniser ce qui est désormais devenu une tradition franco-algérienne, malheureusement unilatérale. Youyous, confettis et bain de foule étaient bien évidemment au rendez-vous de ce mercredi 6 décembre, ensoleillé pour l’occasion.

Il alla spontanément à la rencontre de cette population algéroise. Quelques enfants facétieux, hauts comme trois pommes, lui servirent un « One, two, three, viva l’Algérie ». Un adulte lui souhaita la bienvenue en précisant « nous sommes un seul peuple, le peuple français et le peuple algérien ». Tiens donc, des vestiges de la période coloniale ? Ce monsieur aurait-il lu la déclaration de l’écrivain Boualem Sansal [1] « L’Algérie, c’est la France, et la France, c’est l’Algérie ! » ?



Un jeune Algérois réussit à agacer le jeune président en l’emmenant sur le terrain du passé colonial. Ne réussissant pas à le convaincre, Macron lui demanda : « Mais vous, vous avez quel âge ? ». Lorsque le jeune lui répondit qu’il avait 26 ans, le président lui rétorqua sèchement : « Mais vous n’avez jamais connu la colonisation ! Qu’est-ce que vous venez m’embrouiller avec ça ? Vous votre génération, elle doit regarder l’avenir ».






Bien sûr, les jeunes doivent oublier la colonisation et regarder vers l’avenir. Est-ce là le réflexe d’un ancien colonisateur ou celui d’un ami comme il l’a confié exclusivement à El Khabar et El Watan [2] (deux journaux, parait-il, proches de l’ambassade de France) ? Macron n’est pas le seul à prôner cette amnésie volontaire de plus d’un siècle de colonisation. Kamel Daoud, cet auteur algérien tant « admiré » par le locataire de l’Élysée [3], l’a souvent répété : « L’exploitation de la colonisation de l’Algérie doit cesser » [4], « L’exploitation du fonds de commerce de la guerre d’Algérie doit cesser » [5] ou « Le postcolonial m’étouffe » [6].

Du côté des médias français, l’air fredonné à l’unisson était celui de « Macron veut tourner la page ». Mais quelle page le président veut-il tourner ? En a-t-il choisi une en particulier ? Une figurant dans l’encyclopédie des atrocités perpétrées par le colonialisme français ? Par où commencer et où finir ? 132 années orchestrées par des enfumades, des ventes de boucles d’oreilles ensanglantées et de bracelets encore attachés aux poignets, de famine, de misère économique et intellectuelle, de viols, de torture et des centaines de milliers de morts durant les révoltes successives depuis l’occupation jusqu’à l’indépendance de l’Algérie.

Monsieur le président a-t-il choisi une page ? Peut-être celle des crânes de valeureux combattants algériens curieusement conservés dans le musée de l’Homme à Paris ?

On se rappelle, qu’en février dernier – il y a moins de 10 mois-, alors qu’il était candidat à la présidence, Macron avait déclaré à Alger, à propos de la colonisation :

« C’est un crime. C’est un crime contre l’humanité. C’est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes. En même temps, il ne faut pas balayer tout ce passé, et je ne regrette pas cela parce qu’il y a une jolie formule qui vaut pour l’Algérie : la France a installé les droits de l’homme en Algérie, simplement elle a oublié de les lire » [7].




Ses propos ayant soulevé un tollé en France, il se rétracta. Sa discussion avec le jeune Algérois indique l’ampleur de son revirement.

Alors, pourquoi n’a-t-il pas continué dans sa lancée s’il voulait réellement la tourner cette page !

Plusieurs personnalités ont été conviées à ce voyage présidentiel. Parmi elles, l’historien Benjamin Stora et le cinéaste Alexandre Arcady, deux pieds-noirs issus de la communauté juive d’Algérie. Spécialiste de l’histoire de l’Algérie, Stora a été surnommé « l’historien qui murmure à l’oreille du Président [Macron] » [8]. Tout indique donc qu’il aurait été invité pour lui servir de tourne-page. Il faut dire que l’historien s’y connait, lui aussi, en volte-face, surtout lorsqu’elle épouse celle du président.

En février, il disait que la colonisation est bien un crime contre l’humanité : « Cela fait très longtemps que les historiens ont apporté la preuve de massacres, de crimes, de tortures durant la longue période de la colonisation », précisa-t-il [9].

En décembre, répondant à une question sur la relation entre l’âge de Macron et son aptitude à « tourner la page », il déclara que le président « n’a pas le même rapport de temporalité avec cette histoire puisque non seulement il est né après la guerre d’Algérie mais il n’a pas de rapport “physique” avec l’Algérie par l’intermédiaire de famille ou autres » [10].

Ainsi l’âge du président serait un argument dans sa volonté de « tourner la page » sur de graves évènements historiques et son grand désir de regarder vers l’avenir.

Si c’est le cas, « celui qui murmure aux oreilles » pourrait donc nous expliquer à haute voix pourquoi Macron a solennellement commémoré le 75e anniversaire de la rafle du « Vel d’Hiv », un évènement qui a eu lieu en 1942, soit 8 ans avant la naissance de son père ! Le président français y reconnut la responsabilité de la France dans la déportation de milliers de personnes de confession juive, à la grande joie du chef du gouvernement israélien, Benjamin Netanyahu, invité pour la circonstance [11]. Il profita de l’occasion pour faire doublement plaisir à son « cher Bibi » en affirmant que « l’antisionisme est la forme réinventée de l’antisémitisme », une stupidité déjà énoncée par un certain Manuel Valls.




Toujours est-il que Stora donna un cours d’histoire « live » au président lors de sa promenade algéroise. Devant la statue de l’Émir Abdelkader, l’universitaire déclama sa leçon : « L’émir fut un grand résistant à la pénétration coloniale française. Il a eu ensuite la force de trouver la voie de la réconciliation tout en restant fidèle à lui-même. Son parcours est exemplaire » [12].

Mais c’est Alexandre Arcady qui se chargea de lui présenter le « Milk Bar » en précisant qu’il s’agissait du « café des pieds-noirs visé par un attentat sanglant » [13]. Un attentat provoqué par une bombe posée le 30 septembre 1956 et relaté dans le célèbre film « La Bataille d’Alger ». C’est à ce sujet que Larbi Ben M’Hidi, héros de la révolution algérienne, prononça sa célèbre phrase : « Donnez-nous vos avions et on vous donnera nos couffins ! » [14].

Natif d’Alger, Alexandre Arcady, quitta l’Algérie avec sa famille en 1961, juste avant l’indépendance. Jeune, il a été membre du mouvement de jeunesse sioniste « Hachomer Hatzaïr ». En 2013, il a été parrain de la soirée célébrant le centenaire de l’organisation [15]. Entre 1966 et 1967, il vécut en Israël, dans un kibboutz proche de la frontière libanaise. Il y était lors de guerre arabo-israélienne de 1967 [16].

Arcady a porté à l’écran le roman de Yasmina Khadra « Ce que le jour doit à la nuit », une histoire d’amour qui idéalise la relation colonisateur-colonisé passant sous silence la misère et l’obscurantisme dans lesquels les populations autochtones ont été maintenues par le colonialisme. Certains l’ont même accusé d’avoir écrit ce roman pour plaire aux nostalgiques de l’Algérie française. N’a-t-il pas déclaré au journal La Croix : « Pour moi, cela ne fait aucun doute : l’Algérie, qui est mon pays, est aussi le pays des pieds-noirs. Chaque pied-noir, pour moi, est un Algérien, et je ne dirai jamais le contraire. Nous reste en mémoire, Français et Algériens, ces amitiés déchirées, ces voisinages dépeuplés… » [17].

À la sortie du film, un journal algérien titra, non sans ironie : « L’effet positif de la colonisation selon Arcady » [18].

Cela n’a apparemment gêné en rien le cinéaste kibboutznik qui se prend toujours pour un spécialiste de la jeunesse algérienne : « Les jeunes de ce pays souhaitent qu’on en finisse avec les vieux débats : ils veulent qu’on ouvre les portes, et qu’on ouvre les yeux ! » [19].

Alexandre Arcady en guise de second « tourne-page » ?

À propos d’écrivains algériens, Macron aime bien s’en entourer. Mais pas tous. Pour son déjeuner algérois, il a en invité quatre : Kamel Daoud, Maïssa Bey, Adlène Meddi et Boualem Sansal. Curieusement, les trois premiers ont le même éditeur : les éditions « Barzakh » (très proche de l’ambassade de France, selon des sources bien informées). Sur la liste, il ne manquait que Ferial Furon. Macron n’est vraiment pas chanceux car elle aurait pu lui relater les exploits de son aïeul, illustre coupeur d’oreilles de valeureux résistants algériens.

Mais c’est à se demander pourquoi le président français a-t-il jugé bon de les rencontrer à Alger lors d’une visite éclair alors qu’il avait le loisir de s’entretenir avec eux en France, puisque c’est dans ce pays que ces écrivains passent le plus clair de leur temps (sauf, peut-être, Maïssa Bey).

C’est sans doute un moyen « culturel » ayant pour finalité de passer le message politique du « tourne-page » et de l’effet positif de la colonisation. Autrement, il aurait invité d’autres écrivains algériens, en particulier le plus grand d’entre eux en la personne de Rachid Boudjedra. Mais ce dernier ne fait pas partie de ce club select et cette réception n’avait rien à voir avec la littérature.

Les auteurs choisis ont été qualifiés par la presse française de « figures transgressives de la scène algérienne » [20], « de voix libres ou des enquiquineurs du pouvoir » [21] ou de « figures de l’opposition au régime » [22]. Mais cette presse bienveillante passe cependant sous silence leurs positions sur la colonisation.

Et comment ne pas être invité lorsqu’on a de telles opinions ? Jugez-en.

Boualem Sansal :
« En un siècle, à force de bras, les colons ont, d’un marécage infernal, mitonné un paradis lumineux. Seul l’amour pouvait oser pareil défi, … Quarante ans est un temps honnête, ce nous semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous, qui sommes ses enfants » [23].

Kamel Daoud : « La terre appartient à ceux qui la respectent. Si nous, les Algériens, en sommes incapables alors autant la rendre aux colons » [24].

Ou encore :

« On ose alors le tabou parce que c’est un grand rêve éveillé : une Algérie qui n’aurait pas chassé les Français algériens mais qui en aurait fait la pointe de son développement, de son économie et la pépinière de sa ressource humaine » [25].

Quant à Adlène Meddi, il n’a pas hésité à publier les élucubrations les plus extravagantes de Michel Onfray dans les pages du journal qu’il dirigeait, « El Watan Week-end ». Voilà ce que Onfray a écrit sur la guerre d’indépendance algérienne : « Depuis le 8 mai 1945 et la répression de Sétif et Guelma, il est même prouvé que les militants de l’indépendance nationale ont souhaité tout s’interdire qui soit du côté de la paix, de la négociation, de la diplomatie, de l’intelligence, de la raison. Je vous rappelle à cet effet que ce sont les Algériens qui ont choisi la voie de la violence et sont à l’origine du plus grand nombre de morts du côté… algérien ! » [26].

Des inepties qui ont soulevés un tollé en Algérie [27], mais qui se sont étrangement heurtées au mutisme de Meddi et d’El Watan.

Durant le repas, j’ose imaginer Arcady assis entre Sansal et Daoud. Entre Sansal qui a visité l’État hébreu avec la bénédiction du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) et Daoud qui a avoué « Ce pourquoi je ne suis pas “solidaire” de Gaza » [28], alors que les bombes israéliennes massacraient les Palestiniens en 2014.

Tout en étant convaincu de la succulence des mets servis lors du déjeuner présidentiel – cuisine française oblige -, le seul souhait est que Maïssa Bey ait pu prendre la parole. Elle aurait pu expliquer comment son propre père fût enlevé et torturé par l’armée française et son corps jeté aux chiens [29].




Peu ragoûtant lors d’un repas servi par Son Excellence l’Ambassadeur de France, n’est-ce pas ? Serait-ce une page à déchirer, M. Macron ?

Source : Investig'Action

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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Lun 25 Déc - 4:04

Macron - Entretien avec Michel Drac - ERTV Anjou



Entretien avec Michel Drac suite à sa conférence " Bienvenue en Macronie ! " donnée sur Angers le 16 décembre 2017.



E&R Pays de la Loire Nantes

Hebdo Politique avec Michel Drac : l'énigme Macron enfin dévoilée



Cette semaine, Elise Blaise reçoit l’essayiste Michel Drac, auteur de Voir Macron, pour revenir sur la présidence française. Entre coups de com’, sorties de route et prises de position étonnantes, Emmanuel Macron est difficilement cernable. Parfois enthousiaste, souvent mégalomane, l’ancien banquier surprend avant tout sur la scène internationale. Face à Donald Trump, il s’est illustré comme le tenant d’une diplomatie pragmatique… tant sur le dossier du nucléaire iranien que sur la reconnaissance de Jérusalem.



TVLibertés




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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Jeu 4 Jan - 23:48

Bonsoir mes frères & sœurs I love you
La dictature est en marche, et le mensonge d'état bientôt érigé en vérité absolue et incontestable. Macron franchi une étape supplémentaire vers le bureau de la vérité unique. Bientôt il créeront le ministère de l’information qui aura pour rôle de filtrer les infos subventionnée et arrisé par l'état. Mais au fait quelle différence avec n pays comme la Chine par exemple ? De quel droit critique t-ils les russes pour faire pire ? On marche sur la tête et peu s'en rendent-compte, le pire certain cautionnent et approuvent comme de parfait petit moutons formaté.... Le mougeon dans toute sa splendeur souffrant du syndrome du larbin..
Akasha.


RT France visée par la loi anti Fake News de Macron dénonce des accusations infondées (04/01/17,7h)

RT France visée par la loi anti Fake News de Macron et non-invitée à ses voeux à la presse lui répond vivement lors d'une émission spéciale de 25 minutes, assurant ne jamais avoir diffusé de Fake news durant son mandat, avoir été conventionnée par le CSA, et rappelant que la chaîne emploie une majorité de journalistes français avec une carte de presse. Des intervenants se sont succédé tout au long de l'émission. - RT France, 4 janvier 2018, 7h00



FAKE FAKE FAKE

https://www.lejournaldepersonne.com/2... Ce ne sont pas les fausses nouvelles qui vont passer à la trappe mais les mauvaises nouvelles qui nuisent aux pouvoirs publics et amenuisent leur pouvoir sur le public. #FakeNews #VoeuxÀLaPresse




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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Sam 6 Jan - 0:20

Le discours de Macron à la presse rappelle les lois de Goebbels de 1933 sur les média !



Berlin a instauré le 1 janvier 2018 une nouvelle loi redoutable pour censurer et briser les média qui donnent des informations journalistiques différentes sur le Net : NetzDG pour Netzwerkdurchsetzungsgesetz. Macron, qui a rendu visite en premier à Merkel après sont élection suit, encore, Berlin en introduisant et en copiant cette nouvelle loi allemande pour briser et censurer les média qui donnent en France des informations différentes basées pourtant sur les faits réels et sur la déontologie journalistique : loi contre les «fake news».

Macron a, sans donner le nom, directement visé les média russes durant ses vœux à la presse d'hier, qui, eux, encore libres d'apporter des informations contradictoires, sont menacés par le président français en personne d'être fermés (les rédactions russes ouvertes sur le sol français) ! Preuve que la France n'est plus une démocratie et que la peur, la délation, les répressions, vont régner- cela a déjà commencé- en France comme c'est le cas depuis des années en Allemagne. Quand un président décide à la place des journalistes sur sur la liberté de la presse, c'est une dictature ! car la liberté de la presse n'est plus garantie en se mettant sous l'autorité du président et nous avons une violation flagrante de la Déclaration des devoirs et des droits des journalistes de Munich datant de 1971 - le texte reprend les principes de la Charte des devoirs professionnels des journalistes français écrite en 1918 et remaniée en 1938, pour y préciser les droits permettant de les respecter- d'autant plus qu'en France les média officiels lourdement subventionnés par l'Etat et alignés au pouvoir sont ses outils de propagande ce qui est dénoncé à l'article 9) de cette déclaration !


Berlin et sa Netzwerkdurchsetzungsgesetz.

L'argument du pouvoir politique à Berlin est la lutte contre les fake-news, les contenus « racistes » (les contenus dénonçant l'import de migrants illégaux par l'ONU en violation du droit international et révélant la véracité des faits sur la situation). Seuls les média estampillés « garantie qualité de l'information » par l'autorité ont le droit de dire la Vérité. C’est la nouvelle loi made in Germany s’appliquant pour le moment, sur le sol allemand (les adresses IP des résidents en Allemagne sont concernées) qui est rentrée en fonction dès le 1 janvier 2018 : la loi d’application sur le réseau ( NetzDG pour Netzwerkdurchsetzungsgesetz). Les résidants allemands ne voient plus de nombreux sites du Net. Facebook, Twitter, Instagram ou Snapchat sont concernés en priorité. Si un de ces réseaux n’efface pas dans les 24 heures un article, une vidéo, un message, il devra payer 50 millions d’euros. Qui juge d’un contenu inapproprié ? C’est un appel à la délation. Des « gens » signalent les contenus. Ce sont les « lecteurs » qui signalent une publication et qui ordonnent de l'effacer. La décision d'effacer un contenu ne passe même pas devant un tribunal par manque de temps. C’est simple, la délation vient de n’importe qui de manière anonyme (un groupe politique, des lobbies).

« N'importe qui » décide si un contenu est un fake-news et le dénonce. C'est la destruction de l’Etat de droit. Heiko Maas, ancien ministre de la Justice, SPD, a décidé d’introduire cette loi l'année dernière. C’est le pouvoir politique qui décide si on ne tient pas compte du pouvoir qui tient à la laisse ce même pouvoir politique. Le judiciaire et le quatrième pouvoir n’existent plus car des entreprises privées décident au moins, sans un jugement et une décision de justice, d’effacer en 24 heures les contenus selon la ligne directrice politique. Des contenus de blogs, des média- jugés non journalistiques par le pouvoir politique- comme RT... seront censurés, menacés de poursuites judiciaires. Les faits de société publiés par des témoins sur les réseaux seront effacés. Les publications refusées dans les média officielles seront effacées des réseaux.

Les témoignages de faits réels seront effacés par des content-managers, mal payés, qui ont peur de perdre leur emploi ou par des militants. Les journalistes, eux, des média officiels vont s'autocensurer encore plus pour conserver leur poste et leur salaire. Pour Facebook deux entreprises privées de call-centers pour l’Allemagne sont installées à Berlin et à Essen : Arvato (filiale de Bertelsmann-Bertelsmann écrit les textes du gouvernement...) et Competence Call Center. Des salariés mal payés, mal formés, mais aussi des migrants ( des agents parlant le turc, l'arabe, le persan, sont engagés pour contrôler les contenus), mais aussi des militants, obligés de faire ce travail pour gagner leur vie, vont effacer les contenus signalés raidement.

La liberté d’expression a donc disparu et il est dangereux comme à l'époque du Troisième Reich ou de la RDA de l'exprimer en tant que journaliste ou en tant que simple citoyen. La situation en Allemagne rappelle celle de la RDA avec le régime du SED. Les entreprises ont l’obligation de conserver durant 6 mois les données pour que la police puisse faire son travail et de mettre les responsables de contenus devant les tribunaux.

A cela se rajoute Google qui retire les sites indésirables. Le pouvoir politique a la mainmise sur les contenus. Voici la société décrite par 1984.


Le discours de Macron à la presse rappelle le discours de Goebbels de 1933 sur les média ! Lisons ce qu'à déclarer Macron dans ses vœux à la presse "supprimer le contenu mis en cause et déréférencer le site" » ; « nous voyons dans le champ médiatique l'éruption des fausses nouvelles. Il n'a jamais été autant facile de se prétendre journaliste. Nous avons considéré que toutes les paroles pouvaient se valoir. Toutes les paroles ne se valent pas ». Exactement la pensée de Goebbels !

Lisons ce que disait Goebbels en 1933 « Tout le monde n'a pas le droit d'écrire ! Seule une maturité nationale et de mœurs peut permettre d'obtenir le droit d'écrire. Ce droit est lié aux devoirs envers l'Etat. » Telle est la déclaration de Goebbels lors de l'entrée en vigueur de la loi sur les journalistes dans le Troisième Reich en octobre

1933. Cette loi stipule que seul celui qui est membre de l'Association de la presse allemande du Reich

(Reichsverband der deutschen Presse, RDP) peut excercer le métier de journaliste autrichiens après l'Anschluss.

>>>Source<<<

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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Dim 7 Jan - 1:00

Emmanuel Macron, Président « Néo-illibéral » ? Par Régis de Castelnau



Le retour des ciseaux d’Anastasie.

[color=#ffffff]Lors de la présentation de ses vœux à la presse, Emmanuel Macron en ciblant de façon transparente la chaîne d’information continue RT France a montré la conception assez effarante qu’il a de la liberté d’expression.
Son intervention est très menaçante, puisqu’au-delà du fait qu’elle fait sienne les délires russophobes qui ont actuellement cours aux États-Unis, elle constitue un sévère rappel à l’ordre des journalistes eux-mêmes. Invités non seulement à respecter la stratégie éditoriale des médias nationaux, tous inféodés aux grands groupes, mais à éviter aussi d’exercer leurs compétences dans les organes de presse situés en dehors de ce périmètre étroit. Au détour de certaines phrases, les menaces deviennent plus précises vis-à-vis de ceux qui ne resteraient pas dans la ligne. Et le président d’ajouter qu’il envisage la création de procédures visant à carrément interdire les organes qui ne seraient pas dans la ligne. Emmanuel Macron prévient que les contrevenants pourraient se voir retirer leur autorisation d’émettre par un CSA « repensé ». On peut pourtant le savoir déjà inféodé à la Doxa, avec un service public devenu, en violation de la loi qui fait du pluralisme une obligation, un outil de propagande monolithique digne de la Pravda soviétique. Ou sa complaisance vis-à-vis du déferlement de propagande dont a bénéficié Emmanuel Macron avant, pendant et après l’élection présidentielle. Il faudrait donc « repenser » le CSA ? On peut légitimement être très inquiet.

Pour justifier ce retour des ciseaux d’Anastasie, le Président de la République, prétend vouloir lutter contre les «fake news », concept commode qui permet de disqualifier la contradiction. Car, on sait bien que cette prétention à la « vérité objective » n’est que le masque d’une volonté de stériliser le débat et d’éviter surtout qu’il soit contradictoire. Comme on l’a vu avec les ridicules tentatives de flicage de décodeurs autoproclamés.

« Marmite qui dit cul noir à chaudron ».

Certains commentateurs disent que le Président souhaiterait protéger les médias, appartenant à ses amis, et en difficulté malgré les aides massives de l’État. Et qu’il aurait été maladroit, avec cette intervention en cédant aux penchants bonapartistes que d’aucuns lui prêtent. C’est plutôt le terme aplomb, voire culot qui vient spontanément à l’esprit et que c’est « marmite qui dit cul noir à chaudron». Il a bénéficié d’une complaisance massive des grands médias, poussée parfois jusqu’au ridicule, notamment pendant la campagne officielle des élections présidentielles. On ne reviendra pas sur le recensement des espaces consacrés à chanter ses louanges. Mais on rappellera quand même que la blitzkrieg judiciaire menée pour disqualifier son principal adversaire a quand même été conduite par des magistrats militants en liaison étroite avec une presse qui l’a relayée avec gourmandise. Il est clair aussi que dans un État de droit respectant ses propres règles, en application des règles impératives du code électoral, une bonne partie du coût de cette propagande aurait dû être réintégré à son compte de campagne. Aboutissant à pulvériser le plafond des dépenses avec toutes les conséquences de droit. Nicolas Sarkozy en sait quelque chose.

Alors techniquement, que nous a annoncé Emmanuel Macron du projet de loi de censure dont il entend saisir le Parlement dès 2018 ? Visant RT France qualifiée d’outil de propagande d’un gouvernement étranger, il nous dit que : «cette propagande articulée avec des milliers de comptes sur les réseaux sociaux qui, en un instant, répandent partout dans le monde, dans toutes les langues, des bobards inventés pour salir un responsable politique, une personnalité, une figure publique, un journaliste ». Outre que cette soudaine conversion fera probablement plaisir à Nicolas Sarkozy, encore lui, qui a eu droit au pilori plus souvent qu’à son tour, force est de constater que cette accusation qui relaie les délires américains, ne repose factuellement sur rien de concret. On relèvera cette russophobie de circonstance, et cette hostilité infondée, vis-à-vis d’un pays avec lequel nous devrions entretenir de bonnes relations. Et surtout le caractère absurde de cette focalisation sur ce média et ce pays, saute aux yeux, puisque de nombreux pays étrangers disposent dans notre pays de chaînes de télévisions qui desservent notre territoire. Et c’est à cette occasion que l’on voit bien que les cibles principales, ce sont les réseaux Internet et la liberté d’expression qui s’y déploie. Tous les états, illibéraux ou pas, la détestent et souhaitent la restreindre et la contrôler. Le Président de la République française n’y échappe pas, que l’on pourra peut être bientôt qualifier de «néo-illibéral».

Emmanuel Macron et ses ruses.

Ce qui n’empêche pas de faire preuve de ruse, puisque le nouveau dispositif de censure serait (dans un premier temps ?) réservé aux campagnes électorales. C’est astucieux, puisque que la communication pendant ces périodes dispose déjà de règles particulières distinctes de celles du droit commun. En matière de diffamations et injures, les procédures font l’objet d’un traitement beaucoup plus rapide en période électorale. La communication est enfermée dans des périodes précises, comme par exemple la clôture du vendredi soir qui interdit toute propagande le samedi et le jour du scrutin. Pour la bonne raison que le temps manquerait alors pour répondre. Ce qui montre bien que le principe à défendre est celui du contradictoire. Les fausses nouvelles, les mensonges, les diffamations, peuvent également être prises en compte si elles ont porté atteinte « à la sincérité du scrutin » et aboutir à une éventuelle annulation de celui-ci avec le retour devant les électeurs. Il y a également la réglementation relative au financement des campagnes électorales. La loi de 1990 a fixé pour des raisons d’égalité devant le suffrage universel des plafonds de dépenses. Le compte de campagne va contenir celles exposées par le candidat, mais également celles que la Commission Nationale des Comptes de Campagne va y réintégrer en considérant qu’elles ont été dépensées pour des actions en faveur de ce candidat. C’est l’application de cette règle très rigoureuse qui a abouti à l’invalidation du compte de Nicolas Sarkozy en 2012. De la même façon, les actions de communication électorale financées par les entreprises privées sont interdites. Mais l’examen très rapide de ces quelques règles démontre que le principe fondamental qui gouverne toujours la liberté d’expression et ses éventuelles limites (qui doivent être restreintes) est que le contrôle doit être judiciaire et à posteriori.

Comment ne pas être atterré lorsque l’on entend Emmanuel Macron nous dire que « En cas de propagation d’une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge à travers une nouvelle action en référé, permettant, le cas échéant, de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l’accès au site Internet ».

En droit français, le « juge des référés est le juge de l’évidence » et ne peut donc prendre que des mesures provisoires à charge pour les plaignants de poursuivre ensuite devant le juge du fond. Eh bien, avec ce que nous promet Emmanuel Macron, ce juge de l’évidence saisi en urgence pourra condamner à mort un média sur la simple accusation de « propagation d’une fausse nouvelle » ! Cela ne pourra donc être autre chose que du contrôle a priori. Et de quoi donc ? De la véracité de ce qui aura été exprimé ? Mais comment ?

Prétendre que Jacques Chirac était mort comme l’avait fait imprudemment Christine Boutin dans un tweet, était à l’évidence une Fake news. Dont elle s’est excusée. Mais, sans remonter aux faux charniers de Timisoara, avoir prétendu que Kadhafi commettait un génocide contre son peuple, pour justifier une intervention militaire illégale, était-ce une fake news ? Était-ce la propagation de fausses nouvelles que de se répandre sur tous les plateaux complaisamment ouverts, comme le firent Glukcksmann, Goupil et autres Bruckner pour, relayant les mensonges de George Bush, affirmer l’existence d’armes de destruction massive en Irak dans le but de justifier une guerre d’agression avec le résultat que l’on connaît ? Comment définir ce que sont la « fausse nouvelle » et la « propagation » de façon suffisamment claire, pour justifier une telle atteinte dans l’urgence, à la liberté d’expression? Et puis, quelle est cette désinvolture à vouloir trancher d’un trait de plume la complexité de la question des liens qu’entretiennent « les faits » et « la vérité » ? À propos de la vérité historique, les plus grands historiens eux-mêmes disent qu’il faut distinguer factualité et vérité, cette dernière étant changeante. Ne parlons même pas de la « vérité judiciaire » toujours relative et si complexe à élaborer.

Non, ce qui est en jeu, au travers de cette opération de diabolisation d’un média étranger et de l’utilisation d’un concept fourre-tout, au caractère volontairement flou, c’est une tentative d’imposer une vérité politique. Et de lui donner un statut irréfragable en en sanctionnant lourdement la contestation.

Il est indispensable que cette manœuvre soit combattue pour ce qu’elle est : une atteinte inacceptable à la liberté d’expression.


Source : Les Crises

La censure d’Internet est un très mauvais moyen de lutter contre les “Fake news”

Citation :
Hier était une bien triste journée pour la liberté d’expression…

[b]S’il faut évidemment lutter impitoyablement contre les fake news, ce n’est sûrement pas à l’État de le faire, car “Malheur au Peuple dont l’État décide de ce qui est vrai ou faux”.

Hélas, en France, nous avons cette triste mentalité de soumission au Pouvoir centralisé, d’amour de la servitude – que nous avons pourtant déjà chèrement payés.

I. Parce que c’est son projeeeeeeeeeeeet ?



Notez l’expression du visage à 1’10…



Nous y sommes donc : notre pays va être la première « démocratie libérale » occidentale à légiférer contre les “Fake News”.

Dans le premier billet consacré au Décodex l’année dernière, j’avais proposé le schéma suivant, et indiqué :

Citation :
Ce qui se passe est [color=#ffff00]]gravissimela veut dire que désormais, les grands médias décident de s’attaquer en masse à des non-professionnels (et même pas à leurs écrits un par un).

Il est évident que le temps de l’Internet libre et insouciant est terminé.

Il aura duré environ 20 ans.


Songez à l’évolution du degré d’acceptabilité de l’humour dans les grands médias. N’a-t-il pas suivi le même schéma ? Une vraie croissance après 1968, encore augmentée à partir de 1981, un pic autour de 1984-1990 (Le Luron, Coluche, Desproges, Les Nuls, Les Guignols, Les Inconnus…), puis un déclin, qui augmente à partir de 2014-2015 – jusqu’à l’affaire Tex.





Ce projet de loi vient donc en quelque sorte entériner ce déclin progressif de la Liberté d’expression et d’information sur Internet.

Les fausses informations sont un problème, bien entendu. Mais ce n’est pas la bonne façon de le traiter – contrairement à ce qu’affirme Reporters sans Frontières :



La bonne réponse est venue, comme souvent, d’Edward Snowden (source) :

Citation :
“La réponse aux fausses informations, ce n’est pas la censure. La réponse aux fausses informations, c’est plus d’informations, discutées en commun.” [Edward Snowden, 11/2016]

C’est ce que j’ai essayé de dire à chaud :



II. Le discours de Macron – 3 janvier 2018



“C’est vous, journalistes, qui êtes les premiers menacés par cette propagande. Elle adopte votre ton, parfois vos formats. Elle emploie votre vocabulaire et parfois même, elle recrute parmi vous. Parfois même financée par certaines démocraties il-libérales que nous condamnons au quotidien, elle se diffuse, elle se banalise et elle finit par jouer de cette confusion que nous avons progressivement acceptée.

La question du tiers de confiance que vous êtes, si essentielle en démocratie, est alors profondément brouillée et, à travers vous, c’est la démocratie libérale qui est visée. Il y a deux réponses au moins que nous pouvons apporter et que je souhaite que nous puissions apporter collectivement dans l’année qui s’ouvre.

La première, c’est à l’État de la porter. C’est pourquoi j’ai décidé que nous allions faire évoluer notre dispositif juridique pour protéger la vie démocratique de ces fausses nouvelles. Un texte de loi sera prochainement déposé à ce sujet. En période électorale, sur les plateformes Internet, les contenus n’auront plus tout à fait les mêmes règles. Comme vous le savez, propager puissamment une fausse nouvelle sur les réseaux sociaux ne requiert aujourd’hui que quelques dizaines de milliers d’euros et peut se faire dans l’anonymat complet. Les plateformes se verront ainsi imposer des obligations de transparence accrue sur tous les contenus sponsorisés afin de rendre publique l’identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent, mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus. C’est un corrélat indispensable aux règles que nous avons fixées pour notre vie démocratique et nos débats politiques.

En cas de propagation d’une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge à travers une nouvelle action en référé permettant le cas échéant de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l’accès au site Internet.

Citation :
OB : Soulignons un des grands dangers de ce genre de censure : le déréférencement. Il est particulièrement pervers, étant donné qu’il ne s’attaque pas au site, mais à la façon de le trouver dans les méandres du web. Voir, encore pire, le “malréférencement”. Il suffira en effet de pousser des sites dans les pages 5 ou 8 des résultats Google pour qu’il disparaissent en pratique de la vue de la quasi intégralité des internautes.

“Les pouvoirs du régulateur, qui seront par ailleurs profondément repensés durant l’année 2018, seront accrus pour lutter contre toute tentative de déstabilisation par des services de télévision contrôlés ou influencés par des États étrangers. Cela permettra au CSA repensé notamment de refuser de conclure des conventions avec de tels services en prenant en compte tous les contenus édités par ces services, y compris sur Internet. Cela lui permettra aussi, en cas d’agissement de nature à affecter l’issue du scrutin, que cela soit en période préélectorale ou électorale, à suspendre ou annuler la convention.”

Citation :
OB : Par contre, pour les tentatives de déstabilisation par des services de télévision contrôlés ou influencés par des milliardaires à la tête d’immenses groupes, on repassera.

“Si nous voulons protéger les démocraties libérales, nous devons savoir être forts et avoir des règles claires. Ce nouveau dispositif impliquera un devoir d’intervention de la part des intermédiaires techniques afin de retirer rapidement tout contenu illicite porté à leur connaissance. Le contenu de ce texte sera détaillé dans les semaines qui viennent. Sa préparation sera importante car aucune des libertés de la presse ne doit être remise en cause par ce texte et votre regard sera à cet égard très important et des consultations seront prévues à cet effet.

Au-delà, il est évident que nous devons continuer à responsabiliser les plateformes et les diffuseurs sur Internet qui ne peuvent continuer de mélanger toutes les catégories d’informations et qui, comme nous avons commencé à le faire sur la propagande terroriste, doivent être responsabilisés sur toutes les formes d’intervention qu’ils véhiculent.

Mais le deuxième type d’action indispensable dépend de vous. Je sais que beaucoup parmi vous réfléchissent sur la déontologie du métier de journaliste

Citation :
OB : Ah, on va enfin avoir un comité d’éthique pour sanctionner les journalistes ?

et la démarche de Reporters sans frontières d’inventer une forme de certification des organes de presse respectant la déontologie du métier me paraît à cet égard non seulement intéressante, mais souhaitable. Il vous revient d’organiser en quelque sorte les règles de votre profession si nous ne voulons plus que tout puisse se valoir et qu’aucune hiérarchie ne soit faite.

Citation :
OB : Ah, non, on a eu peur : ils vont juste faire un Décodex officiel. Et comme dans l’original, oh surprise tous les médias mainstream seront en vert !

L’heure est sans doute venue pour votre profession de s’unir autour de principes fortement réaffirmés en un temps de fragilité démocratique et 2018, je le souhaite vivement, sera l’année de ce débat de fond parce que toutes les paroles ne se valent pas et parce qu’il est même des paroles qui ne sont ni journalistiques ni innocentes, mais de propagandes et de projets politiques nocifs pour nos démocraties.

III. La vision des Ministres

Sourcce: charentelibre.fr, 4/1/2018

“Vous avez des médias qui sont des médias de propagande, et non de journalisme, on pense à certains médias qui sont détenus par les gouvernements étrangers”, a souligné Benjamin Griveaux dans une allusion assumée à RT et Sputnik, avec lesquels Emmanuel Macron a eu plusieurs démêlés lors de la campagne présidentielle.

“Il n’est pas question évidemment de mettre un terme à la liberté et à ce qu’est la presse d’opinion, (…) de faire taire les oppositions”, a précisé le porte-parole du gouvernement. “Mais qu’en revanche on puisse disposer d’informations fiables et sourcées pour avoir un débat serein, ça me semble indispensable”.

Une loi contre les fausses nouvelles existe déjà depuis 1981 et prévoit 45.000 euros d’amende, mais elle n’est pas à jour selon Benjamin Griveaux, qui estime que depuis lors “les médias ont changé“. Le gouvernement est encore en discussion pour trouver “le moyen le plus efficace pour mettre un terme à ces fake news”. “Ca peut passer par les hébergeurs, par les diffuseurs, par les producteurs de ces informations fausses”, a-t-il précisé.

Deux porte-paroles de LR ont vivement critiqué jeudi cette initiative. “Le Prince entend désormais régenter le métier de ceux qui doivent commenter, contrôler et borner le Prince. (…) Qui comprendra que cet homme, enivré de sa propre puissance, en repousse chaque jour, dangereusement, les limites ?”, s’est demandé Gilles Platret sur Twitter. “Emmanuel Macron souhaite-t-il faire des journalistes des attachés de presse au service de son story-telling? Cette proposition est dangereuse pour la liberté de la presse”, a souligné Lydia Guirous sur le même réseau social.

Source : Le Parisien, 5/1/2018

Le projet de loi annoncé par le président Macron contre les fausses informations ou « fake news » vise non pas à réduire mais au contraire à « préserver » la liberté d’expression, a affirmé jeudi à l’AFP la ministre de la Culture Françoise Nyssen.

« On est sur une démarche consistant à protéger le travail des journalistes. Certains partis comme le Front national ont critiqué (ce projet), cela nous rassure plutôt sur l’importance et la qualité du travail que nous menons », a assuré Françoise Nyssen.

« De toute façon, ce n’est pas l’exécutif qui se prononcera, ce sera le CSA ou le juge qui auront les pouvoirs » pour sanctionner les fausses infos, a-t-elle noté.

Si la loi française contenait déjà des dispositions pouvant s’appliquer aux « fake news » ou « infox », « nos démocraties sont menacées et perturbées par les fausses nouvelles en période électorale ou de référendum, c’est pourquoi il nous paraît essentiel d’agir efficacement », a dit Françoise Nyssen.

« En période électorale, une fausse info peut devenir virale et être partagée des centaines de milliers de fois en très peu de temps, il est donc essentiel de pouvoir faire intervenir un juge en référé avec une grande rapidité et efficacité », a-t-elle souligné.

« Alors que les candidats sont soumis à des obligations de transparence et de contrôle de leurs comptes de campagne, les propagateurs d’intox s’invitent dans les débats électoraux en achetant de la visibilité et de l’audience à moindre coût », relève la ministre.

« Il faut aller très vite là-dessus, c’est pour cela que nous travaillons sur ce projet de loi depuis octobre et que nous allons démarrer des consultations très rapidement. L’Allemagne a déjà légiféré en la matière et nous avons avancé au niveau européen, mais il fallait aller un cran plus loin », plaide-t-elle.

La ministre va donc procéder à des consultations en vue de boucler le texte d’ici fin mars.

« La moindre des choses est de consulter ceux qui sont directement concernés : les journalistes, les plateformes et acteurs de l’internet, qui doivent évidemment s’inscrire dans une démarche de transparence et de coopération, et aussi l’audiovisuel », a expliqué la ministre.

Concernant la responsabilité des acteurs numériques comme Twitter ou Facebook, « il y a un travail à faire sur le devoir de coopération des plateformes, qui doivent notamment signaler les contenus sponsorisés », souligne-t-elle

IV. Épilogue

Jacques Attali a résumé de façon intéressante cette problématique en 2000 (Source) :

Citation :


“Internet représente une menace pour ceux qui savent et qui décident. Parce qu’il donne accès au savoir autrement que par le cursus hiérarchique”.

Ces attaques étaient donc prévisibles.

Des esprits visionnaires on pu dire « J’ai vécu dans votre avenir et ça n’a pas marché ! » [Vladimir Boukovski, écrivain et ancien dissident soviétique]

La question est donc : Nous laisserons-nous faire ?



« Quand les censeurs sont venus fermer RT, je n’ai rien dit, je n’étais pas “pro-russe”.

Quand ils ont fermé le site de Valeurs actuelles, je n’ai rien dit, je n’étais pas de cette droite.

Quand ils ont fermé le site de Fakir, je n’ai rien dit, je n’étais pas gauchiste.

Quand ils ont fermé des blogs, je n’ai rien dit, je n’étais pas blogueur…

Quand ils sont venus fermer mon site d’information, il ne restait plus personne pour protester. »













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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Lun 8 Jan - 19:24

Le Président Jupi-Taire invente la Censure Libérale, par Jacques-Marie Bourget




Citation :
Billet Invité. Jacques-Marie Bourget est un écrivain et journaliste français. Il a obtenu en 1986 le prix Scoop pour avoir révélé l’affaire Greenpeace. A failli mourir en 2000 à Ramallah, victime d’un tir de l’armée israélienne.


Bienheureux que nous sommes, nous voici face à une nouvelle version du Jupiter : le Jupi-taire. Un dieu propre à faire taire, à étouffer, bâillonner. Le concept de censure démocratique est né. Ouf, on y arrive, le monde du silence approche. Le moment où les « pas contents » devront choisir entre se taire ou aller en prison, couverts d’amendes amers. Comme le fait remarquer Patrick Weil (vrai militant des Droits de l’Homme et professeur à Yale) la différence entre Sarkozy et Macron, est que le premier annonçait avec fracas des choses horribles -qu’il n’appliquait jamais- alors que le second proclame du doucereux pour mettre immédiatement en œuvre de l’épouvantable. Le roi nous prie donc, en attendant mieux, d’accepter la censure d’Internet. Avatar symbolique du rétrécissement progressif du champ de la liberté. Vous avez cru entendre le mot Résistance ? Rêvez encore : la censure est là pour le bien de l’homme. Ce sont les médias eux-mêmes, depuis 1981 et l’avènement de Dieu Premier, qui ont rendu les armes face à la pensée juste. La crise économique de la presse, -conséquence de la fabrique de mensonges- et le regroupement des journalistes derrière la oumma des bien-pensants, ont creusé leur tombe et celle des libertés. Ce qui fait une économie de croque-mort.

Un lecteur vétilleux, précautionneux, de ceux qui ne montent à vélo qu’équipés d’une trousse de secours, me dira : « Comment peut-on désapprouver une mesure qui veut bannir le mensonge et la diffamation d’Internet ? ». J’applaudis et précise qu’en France la loi de 1881 -et suivantes ayant le même objet- permettent de traquer la diffamation et le mensonge. L’incrimination de « propagation de fausses nouvelles » n’a pas été abolie. Le tout en précisant que cette fameuse loi de 1881, qui, soi-disant, définit la liberté de la presse, est au départ un texte scélérat voté pour en limiter l’exercice ; et criminaliser certains propos favorables à la Commune de Paris… Peu importe. Même ce texte approuvé par la droite au XIXe siècle, suffit à poursuivre menteurs et manipulateurs. Tous les apprentis sorciers. Le voici : « La publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, ou aura été susceptible de la troubler, sera punie d’une amende de 45 000 euros.

Les mêmes faits seront punis de 135 000 euros d’amende, lorsque la publication, la diffusion ou la reproduction faite de mauvaise foi sera de nature à ébranler la discipline ou le moral des armées ou à entraver l’effort de guerre de la Nation. » Que faire de plus ? Affuter la guillotine ? Quand Internet a propagé des « fakes » en forme d’ordures du genre « La France donne à chaque migrant une Carte Bleue bien garnie »… ou encore « En France les vieux payent la télé alors que les gens emprisonnés l’ont gratuitement », pour donner des exemples ordinaires de mensonges forgés dans les ateliers de l’extrême droite, avez-vous vu un procureur poursuivre ces incendiaires ? La fausse nouvelle n’est grave que si elle frôle un homme politique, pire un Président. Comme un outil existe pour évaluer l’importance d’un tremblement de terre, c’est « l’échelle de Richter », un instrument comparable permet de mesurer la considération que porte Emmanuel Macron à la liberté de la presse, c’est « l’échelle Delahousse ». Un président qui tolère ou encourage une séance de flagornerie comparable à celle mise en scène par France 2 -lors d’un entretien à l’Elysée le 17 décembre 2017- ne peut avoir que mépris pour les médias et ses « fonctionnaires ».

La question est donc : pourquoi le président français attaque-t-il la liberté d’Internet alors que l’outil répressif existe ? La réponse est simple. C’est pour rejoindre le flux de tous les néo-libéraux et néo-conservateurs de la planète. Ceux qui estiment que laisser vivre à sa guise un web qu’ils ne maitrisent pas est un très grand danger pour leur gouvernance. Une menace mortelle pour leur doctrine, l’asservissement par la finance mondialisée et néocoloniale. Les journaux eux-mêmes, petit à petit dépossédés de leur magistère par Internet, ont tout de suite milité pour que tout « site d’information » ne puisse exister « sans être adossé à un « grand média » »… Aux Etats-Unis, le New York Time en tête, nous avons assisté à de telles croisades de limitation du Net. Le tout est resté sans grand effet jusqu’au mois dernier où les géants américains, industriels du web, ont annoncé une restriction progressive de l’accès aux réseaux performants pour tout candidat qui ne soit pas un partenaire puissant ou « convenable ». Voilà où veulent en venir Macron et ses alliés : nous faire taire. Je dis « nous » puisque le débat, l’information plurielle sont devenues impossible en France et que le seul moyen de mettre à jour des sources et des points de vus différents c’est Internet. Tant pis si ce tuyau à deux conduits véhicule les meilleures nouvelles du monde, mais aussi des tonnes d’ordures. Comme devant la poubelle jaune et la poubelle verte, nous assez sommes assez adultes pour affronter le tri sélectif.

Ne soyons pas injustes envers Jupiter, il a bénéficié, comme on le dit en matière d’artillerie, d’une très forte « préparation ». C’est la presse subventionnée par des crédits d’Etat, c’est-à-dire tout, ou presque, ce qu’exposent les kiosques, qui, depuis des années, de docilité en compromission, a poussé le wagon vers l’abîme. C’est elle qui a conçu, financé l’avènement de journaux asexués tous clones de la « bien pensance », des pages dans lesquelles on pouvait lire sans une virgule de doute « Saddam Hussein a des armes de destruction massives » avec schémas à la clé. La doctrine de BHL a triomphé, agissant sur les rebelles comme un agent orange sur la jungle du Vietnam. L’engeance, celle des « nouveaux philosophes » (portée sur les fonds-baptismaux par François Furet avec pichenette de Michel Foucault), a réussi à imposer son néo-catéchisme: toute pensée non tamponnée « Atlantique » ne doit être ni exprimée ni survivre. De bons disciples comme Perdriel, Mougeote, Plenel, Joffrin, Giesbert, Minc, Barbier et leur marionnette Ménard ont veillé à ne jamais offenser Washington. Et la presse française est devenue une feuille d’avis de l’OTAN. Hélas pour eux, cette lecture ne rassemble pas des centaines de milliers de curieux. Ainsi Plenel, celui du Monde en 1999, a compté « 700 000 morts au Kosovo » ( pour un bilan officiel et final 2500) et publié en scoop les détails d’un plan serbe, dit « Fer à Cheval » qui prévoyait la déportation des albanais… Manque de flair, ce « Plan » était un faux bricolé par les services secrets allemands ! Voilà donc des « fakes » avant la mode. Et les « fakes » sont têtus.

Au passage, pour vous faire observer que la maladie de presse est ancienne, je me permets de relater une expérience personnelle. Au début du mois d’aout 1985, en publiant dans « VSD », un hebdomadaire populaire, un article de deux pages chapeauté du titre « La DGSE a fait couler le Rainbow Warrior », je croyais par ces lignes, avoir fait avancer la « vérité ». Et appeler un chat un chat : c’est-à-dire Mitterrand un assassin (un photographe est mort lors du sabotage du bateau avalisé par le Président). A défaut de recevoir une symbolique médaille je m’attendais à ce que mes découvertes éveillent l’attention de mes confrères… Bernique. Hormis Michel Polac, le magnifique trublion, personne n’a bronché. Mieux, Claude Angeli, alors chef du Canard Enchainé, est venu faire le flic de presse : « Toi il faut que tu te calmes ! ». Ah bon ? Et, svp facteur, de qui vient le message ? Le message venait de « Dieu Premier».

Cette foi nouvelle dans les vertus d’une presse couchée a été facilitée, aussi, par l’idéologie qui noie les « écoles de journalisme », et par le statut social des étudiants ici recrutés. Croisant un jour place de la Bourse un ancien confrère, devenu prof au Centre de Formation des Journalistes, je lui pose une question : « Enseignez-vous le doute ? »… et entendu sa réponse désabusée : « Non rien que des certitudes ». La pensée unique, née dans le bouillon Kub des idées de Furet, issue aussi des « droits de l’homme » tripotés par le BHLisme, s’enseigne désormais dans ces écoles. Institutions onéreuses pour tout étudiant, ce qui implique une sélection de classe. Pour l’essentiel, les nouveaux journalistes sont donc des fils d’archevêque ; peu inquiets du sort du monde.

Dernier paillasson tendu sous les pieds de Macron et de la censure d’Internet, tous ces sites autoproclamés chasseurs de « Fakes news ». A défaut de s’acheter un miroir et de s’y mirer, Le Monde et Libération se sont constitués en meute pour désigner comme « fake » ou « complot » tout ce qui nuit à la ligne générale dessinée par Niel ou Drahi. Ces innocents ignorent que le concept de « complotisme » a été inventé par la CIA comme outil capable de discréditer tout interlocuteur trop bien informé. Reste dans le canon fumant de ces drôles de censeurs la cartouche de l’antisémitisme, écrire que Netanyahou perd ses cheveux peut vous conduire au pilori. Vous êtes socialement mort.

Dans la battue contre la liberté sur Internet, comme dans les polars, on trouve enfin des « privés ». Des types qui s’ennuyant d’être « rien » -comme le dirait Macron- et qui montent leur propre stand de tir. Dénonçant sur Internet et au doigt mouillé des innocents. Leur but ? Exister, participer à l’honorable festin de la pensée juste pour -rêve d’un jour- être invité aux côtés de Sifaoui sur le plateau des « experts » de C Dans L’air.

Aujourd’hui la nouvelle censure démocratique ne s’exerce pas seulement au pied du mur, c’est-à-dire en refusant l’édition de textes ou d’images jugées inacceptables pour la pensée dominante, elle réussit l’exploit d’un grand bond en arrière en nous renvoyant à Richelieu. Oui, à la « censure préalable », le filtre de l’imprimatur qui évite tout malentendu. N’étant pas gardien du phare des libertés, je n’ai pas en main le décompte des réunions, conférences et autres propositions de débats annulées en France sous la pression du politiquement correct. Depuis 2012, et le début de la guerre en Syrie, il est impossible au pays de Voltaire, de rassembler dans une salle ouverte au public des hommes et des femmes s’exprimant sur cette guerre. Dès l’annonce d’un tel colloque les menaces tombent et les organisateurs apeurés, honteux, annulent le rendez-vous. Dans une salle de l’Assemblée Nationale il a été possible au Front National de réunir la fleur des groupes anti-avortement, mais impossible de trouver un auditorium pour exposer la situation syrienne et la politique étrangère de la France. Que le forum soit « partisan » n’est pas une excuse à la censure dans un pays de libre parole. L’interdiction de ces débats-là vaut aussi pour ceux qui concernent l’Ukraine et mieux encore pour la Palestine. Evoquer ce pays martyrisé c’est additionner les salles de réunion refusées, les intervenants décommandés. Si besoin est, les censeurs s’abritent derrière la menace de « troubles l’ordre public ». Comme si « l’ordre public » était une excuse au mensonge.

Plus caché, feutré mais aussi corrosif a été, en 1994, l’interdit d’édition qui a frappé le colossal historien et philosophe anglais Éric Hobsbawm avec son livre « L’Age des Extrêmes ». Ce bouquin essentiel a été traduit en bantou alors que pas un éditeur tricolore ne s’est aventuré à mettre de ce texte en librairie. L’interdit, non-dit et non-écrit donc tacite, avait été édicté par la clique Rosanvallon et Nora, petits maîtres à penser agissant comme des veaux sous leur mère, en l’occurrence François Furet. Pas question qu’un penseur, obstinément marxiste, ouvre sa gueule. Pour lire ce bouquin il a été nécessaire que l’équipe du Monde Diplomatique se joigne à un éditeur belge. C’est vous dire si le libre propos est un sport de combat !

L’exception française, donc l’esprit de censure, a contaminé la Suisse. Guy Mettan, co-fondateur de la version helvétique de Reporters Sans Frontières (RSF) est un mort vivant depuis qu’il a eu l’idée d’instaurer un débat sur le rôle joué en Syrie par les « Casques Blancs »… C’est Christophe Deloire, le Ménard après Robert, de RSF qui a pulvérisé Mettan. Pour Deloire il n’est pas question de débattre de l’action de ces magnifiques sauveteurs couverts de lauriers par Hollywood, les intervenants ne lui conviennent pas. Pauvre Deloire qui, il y a quelques mois, faisait la retape auprès du dictateur gabonais Bongo. Son but ? Que ce dernier finance un « forum » organisé de concert avec Libération. Résumons ! Nous avons RSF, un machin matricé par l’ultra drotiier Ménard, qui intervient en tant qu’organisation de journalistes pour réclamer la censure. Après cela étonnez-vous que la presse meure !

Mais Deloire, l’homme en forme de cette fin d’année 2017, va encore faire parler de lui. Cette fois c’est le projet d’une télé russe, diffusée en français, qui ne lui convient pas. Cette chaine, composée de journalistes tricolores et dûment encartés, n’a pas encore émis une seule image, un seul son que le devin Deloire dit « halte ». Lui, Deloire, sait que Poutine, qui n’a que ça à faire entre deux coups de balais donnés à Daesch, écrit lui-même les sujets diffusés sur RT-TV. Il est fort Deloire…! Bizarre, quand Patrick Drahi a lancé « i24 News » une télévision en français qui entend officiellement « montrer le vrai visage d’Israël », Deloire s’est tu. Sans doute enroué ? Et rechute en laryngite contre CNN ou Fox News, qui, même en anglais, diffusent pas mal de bêtises ?

Avez-vous entendu Deloire protester contre la disparition de « Afrique Asie », un mensuel spécialisé dans l’actualité internationale, un journal d’une qualité rare ? Non. Il devait être en RTT. Ce journal historique, fondé par Simon Malley, a été le compagnon de lutte de tous les mouvements de décolonisation de la planète. Ce n’est pas rien. Comme par hasard l’état français a commandé un interminable contrôle fiscal contre « Afrique Asie », enquête ridicule au sein d’un journal militant. Mais qui s’est achevée par une amende de 150 000 euros. Majed Nehme, le directeur-héros de cette aventure, a donc été obligé de fermer ce journal exemplaire. Voilà les dernières nouvelles du monde libre, où les français ne parlent plus aux français.

En guise de travaux pratiques je livre à nos lecteurs l’expérience vécue par la grande et courageuse historienne Annie Lacroix-Riz – professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris VII. Au prétexte qu’elle est l’une des seules à s’opposer à la cohorte placée sous la férule de Stéphane Courtois, un communiste très repenti qui passe ses heures à expier son passé, et qui est devenu le guide suprême en matière de marche arrière historique, Lacroix-Riz, avec son sac à vérités, est devenu l’ennemi numéro 1. Comme la dame est imbattable, tant elle est documentée, face à elle il faut fuir ou annuler tout débat. D’autant que la spécialité de l’historienne est brûlante : la collaboration sous toutes ses formes, liens entre nazis et Vatican, construction de l’Europe sous la dictée américaine…Elle a même découvert que, pendant la période nazie, le Zyklon B avait été, pour partie, produit dans des usines françaises…

Un jour c’est France 2 qui la convoque pour évoquer André Bettencourt, un homme trop actif sous Vichy. L’historienne racle ses fonds, prend de son temps et répond aux questions du documentariste. Quelques heures avant la diffusion du « sujet » elle reçoit un SMS « Désolé, mais faute de place votre témoignage a été coupé ». Ah ça alors c’est vrai, la lutte des places est un phénomène connu !

En 2016 c’est une certaine Juliette Dubois qui, sur RMC TV, se passionne pour une tranche d’histoire « 1939-1945 la face cachée du Vatican ». Lacroix-Riz est incontournable, elle est ici assise dans son jardin. La naïve historienne sort ses archives les plus explosives et attend le passage de la questionneuse… qui, comme Godot, ne viendra jamais. Le dernier acte de censure est aussi lié à ce documentaire de RMC, un conte de fée qui donne la part belle aux hommes de Dieu. Cette fois, le film étant diffusé par la RTBF la télé belge, Lacroix-Riz est convoquée à Bruxelles « pour un débat ». On lui envoie des billets de train…Et, magie habituelle, sans que les TGV de Guillaume Pépy y soient pour quelque chose, l’historienne qui dérange ne se dérange pas : elle est décommandée. Si je mets en avant l’exemple de Lacroix-Riz c’est que la dame, même sans le relais des médias officiels, a une certaine capacité d’alerter un petit réseau. Mais quid des inconnus, des isolés, qui se font moucher dès qu’ils évoquent des sujets touchant à la « contre pensée ». Quid d’un chercheur qui n’embouche pas, pour ses travaux, la bonne trompette, l’écrivain qui n’écrit pas les bons livres ?

Voilà un état des lieux. C’est le mien et vous direz qu’il n’a pas de valeur universelle, rien de « scientifique ». C’est juste le résultat de 50 ans d’expérience dans la presse et l’édition, un demi-siècle à voir de près bouger le monde, et se faire la guerre plus que la paix. Un demi-siècle de mensonges, de presse ou d’Etat, vécus sur le champ. Que dire de plus ? La liberté, valeur sans partage avait un goût, il est devenu light, comme le Coca.

Jacques-Marie Bourget, 7/1/2017

PS.
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire » [Evelyn Beatrice Hall, résumant sa vision de la pensée de Voltaire dans son livre, The Friends of Voltaire, 1906]

Source : Les Crises

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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Lun 15 Jan - 18:47

Présentation de « Voir Macron, 8 scénarios pour un quinquennat »



Pour le Retour aux Sources, je présente mon dernier bouquin : https://www.amazon.fr/Voir-Macron-sc%... Ou sur la boutique de l'éditeur : https://www.leretourauxsources.com/es...

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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Lun 12 Mar - 2:09

Macron et les Fake News : Comment contrôler la presse !






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akasha
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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Dim 15 Avr - 1:51

LE MONDE LIBRE #2 : COMMENT STOPPER MACRON ?



Découvrez le nouveau numéro de l'émission #LeMondeLibre présenté par Aude Lancelin. Le thème de ce soir : "Comment stopper Macron ?" Nos Invités seront Daniel Labaronne, Monique Pinçon-Charlot, Nicolas Baverez, Henri Sterdyniak et Bérenger Cernon.


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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Ven 20 Avr - 1:48

Magnifique !!  cheers
Ce n'est pas BFMWC qui va vous montrer ça, ni même les autres chaines subventionner, après on va encore taper sur Poutine alors qu'en France on fait la même chose... Censure.
Akasha.


Emmanuel Macron hué et chahuté lors de son déplacement à Saint-Dié dans les Vosges

Puisque BFMTV n'est pas en mesure de vous fournir la vidéo (Censure ?). Nous vous la fournissons ! J'avoue que ça fait chaud au cœur, vive les Vosgien(ne)s qui ne se laissent pas enfumer par notre menteur en chef. Du reste, n'est-ce pas justement pour ses talents de manipulateur que la banque Rothschild l'avait embauché ?



>>>xource<<<

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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Jeu 14 Juin - 1:28

Selon Macron, la France "dépense trop de pognon dans les minima sociaux" mais il commande pour un demi-million de vaisselle pour l'Élysée





Citation :
On met un pognon de dingue dans les minimas sociaux et les gens ne s'en sortent pas. Les gens pauvres restent pauvres, ceux qui tombent pauvres restent pauvres.


On remarquera au passage le ton méprisant du jeune Micron pour qui un opticien devient un "mec qui fait des lunettes".

Citation :
Je demanderai des efforts aux mecs qui font des lunettes, aux types qui font des verres... Là c'est cohérent. Sinon vous n'aviez pas de fil directeur... C'était de la lasagne à la feta avec de la paella !

Dans le même temps, après avoir supprimé l'ISF pour ses copains millionaires, Le Canard Enchainé nous apprend que Micron a commandé pour la bagatelle de 500 000€ de vaisselle pour l'Elysée (et non 50 000€ comme certains médias voudraient nous le fair croire).



C'est juste surréaliste cette attitude monarchique déconnectée de la réalité. A vomir!




Publié par Fawkes News

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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Lun 23 Juil - 1:04

Rizet : «Les policiers de la DOPC vont dire qui leur a demandé de remettre les images de vidéosurveillance à Benalla et on va peut-être avoir des surprises»



Dominique Rizet : «Les policiers de la DOPC qui ont remis les images de vidéosurveillance à Alexandre Benalla vont dire qui leur a demandé de faire cela, et on va peut-être avoir des surprises. Est-ce quelqu’un de l’Elysee qui leur a dit “Messieurs, remettez-moi la vidéo”, et la vidéo s’est retrouvée chez M. Benalla ?»
– BFM TV, 21 juillet 2018, 21h40




FO.Giesbert sur l’Affaire Benalla : «L’Elysee ment depuis le début. Macron vivait dans l’impunité, avec ce M. Sécurité qui allait casser du manifestant.»



Franz-Olivier Giesbert sur l’Affaire Benalla : «L’Elysee ment depuis le début. C’est mensonge sur mensonge, Emmanuel Macron vivait sans doute dans une sorte d’ivresse du pouvoir, au-dessus des lois, l’impunité, avec ce M. Sécurité qui n’en faisait qu’à sa tête et qui un jour demande d’aller voir comment travaillait la police pour en fait casser du manifestant. Ca n’est pas normal, ce sont des choses qui peuvent se passer au Venezuela ou en Corée du Nord, pas France (…) On a l’impression que c’est Les Pieds Nickelés à l’Elysée.»
– BFM TV, 21 juillet 2018, 21h33




Affaire Benalla : «L’examen des faits et de certaines images semble souvent contredire la version de l’Elysée» (Reportage du 20h de France 2)



Journal de 20h de France 2 : «Depuis le début de l’Affaire Benalla, l’Elysee s’est défendue par la voix de son porte-parole, assez fermement, pourtant l’examen des faits et de certaines images semble souvent contredire assez nettement la version du Palais.»
– France 2, 21 juillet 2018, 20h




>>> Lire aussi >> Affaire Benalla : le Code Pénal ? Pour quoi faire?

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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Lun 1 Oct - 2:35

Bonsoir mes frères & sœurs I love you
De pire en pire... Creuse Macron, creuse ! Alors qu'en France il avait sermonné une pauvre petite tête blonde qui avait eu le malheur de le tutoyer et de la saluer en l’appelant Manu. Le Macron pose avec des racailles en guenille et vulgaire .... Les deux poids deux mesures... Rolling Eyes Ce mec est une catastrophe ambulante qui aime afficher les symboles les plus abjectes et anti peuple.
Akasha.


Grand frère Macron à un braqueur: "il ne faut plus faire de bêtises hein!"



En plus du doigt d'honneur collector, on a le droit à une photo torse nu...et caleçon apparent s'il vous plait. Macron n'a même pas répondu à la lettre de la famille du jeune Adrien, assassiné
d'un coup de couteau dans le cœur au cours de l'été. Par contre, il
s'offre volontiers des selfies avec des gangsters notoires.













Il semblerait que cette fois Macron n'a pas tenté le touché de fesses...



Publié par Fawkes News

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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   Ven 12 Oct - 1:27

Emmanuel Todd – Qu’est-ce que le macronisme ?

Source : Critique de la Raison Européenne, Emmanuel Todd, 09-10-2018






L’association Critique de la raison européenne a reçu Emmanuel Todd, le mercredi 3 octobre à Sciences Po.

Il nous a fait l’honneur de répondre à la question suivante : “Qu’est-ce que le macronisme ?”

Son développement suit quatre parties : la toile de fond du macronisme – Macron – les macronistes – Macron et le monde. Introduit par Etienne Campion, vice-président de CRE. Pour nous aider dans notre combat pour une France libre et souveraine, vous pouvez :

Nous suivre sur Facebook : https://www.facebook.com/critiquedela… et sur Twitter : https://twitter.com

On revient très bientôt avec de nouvelles conférences !




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MessageSujet: Re: Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)   

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Gouvernement Valls 2 ça va valser ! Macron ne vous offrira pas de macarons...:)
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